Hippocampe
13 juin 2011
Gargouille
18 avril 2011
O Jean de l’Apocalypse,
Toi qui as vu de tes yeux
Tant de bêtes dans les cieux,
La Gargouille les éclipse :
C’est un méchant animal
Qui a fait beaucoup de mal.
Selon la légende, la gargouille était un monstre, amateur de veuves fortunées et de chair fraîche, qui sévissait du côté de Rouen. Voilà pourquoi les gargouilles qui ornent nos toits ont toujours la forme de dragons ou autres personnages maléfiques.
Histoire véritable de la gargouille: http://www.bmlisieux.com/normandie/gargouil.htm
Portes-têtes
3 mars 2011
Quelques têtes forgées ou sculptées qui se trouvent sur des portes anciennes et qui contribuent au charme de notre quartier. Des têtes que nous croisons souvent sans les regarder. La prochaine fois dites-leurs un petit bonjour! Peut-être allez vous recevoir un joli sourire ou un clin d’oeil en retour.
La promenade du Palatinat
24 février 2011
” Située au nord-est de la porte de Morat, elle a été créée en 1774 sur une bande de terrain qui court au pied du château de la Poya et fut offerte à l’Etat par le colonel Romain de Diesbach-Belleroche. On transforma une étroite “charrière” en une large chaussée, de chaque côté de laquelle furent plantés des arbres et placés des bancs. En 1880, le comte Edouard de Diesbach faisait élever vers le milieu de l’allée un mémorial en forme de temple rond à l’antique. Réalisé en ciment, l’édicule mesure 3 m 50 de haut et comporte d’abord, sur un soubassement équivalent à une marche, un socle quadrangulaire où a été gravée l’inscription “MEMORARE / 1880 “; puis six colonnettes doriques soutenant un entablement où se lisent les mots “AVE MARIA”, et une coupolette; au-dessus se dressait une statue de la Vierge et à l’intérieur jouait un petit jet d’eau. Or celui-ci a été supprimé en 1958 et remplacé par la statue.” (1)
Le nom de Palatinat vient de ce qu’un chevalier de l’Eperon d’or, de surcroît comte palatin, le chanoine Hans, possédait là un verger qu’il appelait Palatinatum et qu’il légua au chapitre de Saint-Nicolas. (2)
Signalons ici qu’à l’extrémité orientale de la colline de la Poya, à l’endroit le plus élevé, se trouve l’esplanade dite de la Haute-Croix, où furent enterrées les victimes de la peste de 1597. (3)
1. Marcel Strub, Les monuments d’art et d’histoire du canton de Fribourg, la ville de Fribourg, Bâle 1964
2. P.A. Deillon, Dictionnaire historique, statistique des paroisses catholiques du canton de Fribourg, Fribourg 1884-1902
3. F. Perrier, Nouveaux souvenirs de Fribourg, Fribourg 1865
Poignée de main heu… non de porte
10 février 2011
La porte d’entrée en chêne de l’église de la Visitation à la rue de Morat date de 1655. Elle est l’oeuvre du menusier Hans Hirschit. Nous supposons que la poignée date de la même époque. Ce n’est peut-être pas la poignée de porte la plus élaborée du quartier mais certainement la plus originale. A ce titre elle mérite de figurer dans notre cabinet des curiosités.
L’éloge du pavé
16 janvier 2011
« … En remplaçant dans un village une chaussée empierrée ou un chemin de terre par une route goudronnée, on ne change pas qu’une couleur, on bouleverse la dynamique de la vision et la conscience de ce village. Parce que la pierre ou la terre sont des surfaces rugueuses et rêches, et surtout perméables, l’œil se trouve retenu, le regard arrête et, grâce à cette perméabilité, mis en relation avec les profondeurs souterraines. Tandis que le ruban parfaitement lisse et imperméable de l’asphalte fait glisser l’œil, déraper le regard, et le projette vers le lointain, vers l’horizon. Les arbres et les maisons, sapés dans leurs assises par la route-anguille, paraissent vaciller comme au bord d’un toboggan. C’est pourquoi on ne fera jamais assez l’éloge du vieux gros pavé de granit… »
Michel Tournier, petites proses
Drôles de cheminées
9 janvier 2011
Nous avons dans le quartier de Bourg deux drôles de cheminées souvent immortalisées par les touristes. L’une à la Rue Pierre-Aeby 17 et l’autre à la Place Notre-Dame 6. Cette dernière figure déjà sur l’illustration publiée dans l’article précédent (Le Jeu des Rois). En 1742, cette maison fut le théâtre d’un fait-divers tragique. Ce jour-là, à 11 heures du matin, les murailles de l’arrière de cette maison s’écroulent au Grabensaal par « le manguement du rooc qui s’est détaché, et comme des ouvriers voulait allés sauver lés tuilles sur les toits, ils sont avec ledit toit tombé où 9 personnes onts péri misérablement ». Ces neuf ouvriers qui s’appelaient Buntschu, Haÿo, Thos, Pitet, Zosso, les deux frères Zurkinden, Helfer et Hilcher laissèrent huit veuves et 21 orphelins.
La Wassmer-Veilleuse
30 décembre 2010
Prenez une Vierge Marie peinte en rose, un grisou-mètre, une vis impossible, la trompe du Gothard, un vibromasseur des années 40, un moule à biscuits, un coupe-pommes, un émoussoir à arbres, un fer à boeuf, un patin à glace, un moule à chocolat, une machine à coudre et un noeud de papillon en bronze. Assemblez ces ingrédients pour en faire une machine. C’est ce qu’a fait Pascal Bettex à l’initiative de Edouard Wassmer. Le résultat est un drôle de machin digne de Gaston Lagaffe, l’habilité artisanale en plus. A voir au Café du Gothard.
Le site de Pascal Bernex: http://www.bettexmatic.com/index.shtml
Saint Nicolas
13 décembre 2010
Né en Asie Mineure vers 270, Nicolas aurait de bonne heure été nommé évêque de la petite ville maritime de Myre, en Anatolie. Il serait mort en 343.
De sa très riche légende, un épisode est particulièrement célèbre: En période de famine trois enfants demandent l’hospitalité à un boucher qui les tue, les découpe en morceaux, les jette au saloir comme des pourceaux, afin de les servir à ses clients. En faisant le signe de la croix, Saint Nicolas parvient à rassembler les morceaux et à ressusciter les trois enfants.
De nombreux autres miracles sont attribués à Saint Nicolas. Beaucoup ont trait à la mer, et le saint devient le patron des marins, puis des voyageurs. Il est aussi celui des enfants, des filles à marier, des tonneliers, des apothicaires, de la Russie, de Bari et bien sûr de la ville de Fribourg et de sa cathédrale.
















