Restons un instant au Couvent des Cordeliers. Avec des œuvres majeures comme le retable du Maître à l’œillet (1480), celui de Furno (1509-13) et le retable St. Antoine de Padoue de Hans Fries (1506), l’église des Cordeliers contribue grandement à l’attractivité du quartier de Bourg.

L’œuvre que nous vous présentons aujourd’hui est moins connue. Il s’agit d’une Mise au Tombeau peinte à Fribourg au 17ème siècle par un atelier de peintres immigrés, qui reproduisaient de célèbres tableaux du baroque français d’après gravures. La toile de 150 x 200 cm représente la Mise au Tombeau de Jésus-Christ à l’intérieur d’une caverne. Deux anges tenant le corps du Christ le placent dans un sarcophage, à gauche Marie Madeleine lui saisit ses pieds embaumés, et Sainte-Marie et le disciple Saint-Jean sont représentés à l’arrière-plan. Le contraste est impressionnant entre le corps athlétique inanimé du Christ et les deux anges le portant sans effort. La scène dramatique est soulignée par le clair-obscur et la composition en diagonale.

Cette œuvre à été récemment restauré par Bernadette Equey de Givisiez et se trouve dans l’église des Cordeliers (dans la troisième chapelle à droite en face de l’autel de saint Bonaventure).

(Source: Couvent des Cordeliers, Fribourg)

Mise au tombeau. Copyright Moritz Rosenhauer, Würzburg

“François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines”. C’est par cette phrase que les Pères Cordeliers annoncent le début des travaux de réfection de leur couvent. Devant l’immense défi que représente cette rénovation, l’aide du Saint d’Assise ne sera certainement pas de trop.

Le devis de la rénovation de cette bâtisse se chiffre à 15 millions de francs. Les travaux seront effectués en plusieurs étapes. Une nouvelle bibliothèque, des archives, des ateliers de restauration et une salle de lecture dans les sous-sols constituent la première étape. Il s’agit de protéger et de mettre en valeur la collection d’importance nationale qui comprend 35’000 volumes ainsi qu’un grand nombre de parchemins, de manuscrits et d’incunables dont les plus anciens datent du 13ème siècle.

Suivront la rénovation des surfaces administratives louées dans l’ancien pensionnat Père Girard et la réfection des appartements pour environ 50 étudiants. La restauration du couvent proprement dit n’interviendra pas avant 2014/15. Les Pères Cordeliers ont également prévu l’installation d’une hostelleries pour les nombreux pèlerins qui visitent chaque année notre ville. Pour terminer le jardin potager du couvent sera transformé en jardin d’agrément.

Le couvent des Cordeliers fondé en 1256 est étroitement lié à l’histoire de la ville de Fribourg. C’est dans l’église des Cordeliers que Louis d’Affry, premier Landammann de Suisse, a inauguré le 4 juillet 1804 la première Diète.

Si vous désirez joindre votre aide à celle de François d’Assise, votre contribution financière même modeste sera certainement bienvenue. Vous trouverez tous les détails ainsi que l’histoire du couvent sur le site internet:

http://www.cordeliers.ch/spip.php?page=couvent&couv=FR&div=hist&art=presence&lang=fr

Abraham recueillant les âmes des Élus dans son manteau, l’enfant Jésus porté par saint Christophe, un guerrier chrétien qui fait penser à saint Maurice et la tête mitrée de saint Nicolas offrant des boules d’or à trois filles pauvres.

Ce sont pour l’essentiel les détails visibles des peintures murales du XIV siècle (1300-1350) découvertes dans notre Cathédrale et présentées et expliquées ce matin par plusieurs spécialistes des services des bâtiments et des biens culturels de l’État de Fribourg. L’interprétation de ces éléments iconographiques apparemment disparates ainsi que l’analyse des techniques et matériaux utilisées sont actuellement à l’étude et vont occuper les spécialistes ces prochains temps.

Ce décor gothique à été découvert lors des travaux de nettoyage et de consolidation du retable de l’autel de la Nativité. Il s’agit d’une découverte exceptionnelle pour notre région.

Vous pouvez admirer ce témoin de notre passé jusqu’au 8 avril prochain. Par la suite, les peintures découvertes seront à nouveau cachées lors de la remise en place du tableau de l’autel de la Nativité.

Epiphanie

5 janvier 2012

Sur une partie du mur méridional du cloître du couvent des Cordeliers se trouvent des fresques qui représentent six scènes de la vie de la Vierge. Il s’agit d’une œuvre de Pierre Maggenberg et date de 1440 (env.). La sixième scène illustre l’adoration des Mages. Les trois rois Gaspard, Melchior et Balthazar incarnent trois ages de la vie humaine.

“Christophe dérive des mots grecs Kristos (Christ) et phorein (porter), c’est-à-dire celui qui porte le Christ, en allusion à un géant légendaire initialement nommé « Réprouvé » qui aurait aidé l’enfant Jésus à traverser une rivière. Autrefois, il passait pour mettre à l’abri des maladies quiconque voyait sa statue. (Wikipédia)”

Le Saint Christophe de la Grand-Rue est l’œuvre de Hans Gieng. La sculpture en molasse, dont l’original se trouve au Musée d’art et d’histoire, date de 1548. Au 16ème siècle, la maison qui abrite cette sculpture était le domicile du médecin de ville.

La place du Marché-aux-Poissons fut aménagé de 1765 à 1769. Construite sur un terrain du couvent des Cordeliers qui faisait partie du cimetière des religieux, elle est l’œuvre de l’architecte Charles Castella. L’idée était d’établir une liaison directe entre le niveau occupé par le couvent des Cordeliers et celui de la rue Pierre-Aeby, plus élevé d’une dizaine de mètres. Cette place avec ses deux fontaines, ses pavés, les murailles de tuf, les escaliers et les vieux marronniers est certainement l’une des plus belles du quartier.

Source: Marcel Strub, les Monuments d’art et d’histoire du canton de Fribourg, Bâle 1964


Le combat de saint Georges évoquerait “une vertu héroïque, belliqueuse, dans le sens italien de “virtù”, valeur, celle que la cité doit posséder pour se défendre contre ses ennemis”. C’est le sens allégorique qui est donné par les historiens au thème médiéval du chevalier de Dieu, vainqueur du démon et du mal. Cette fontaine qui date de 1522-24 est l’œuvre de plusieurs artisans. Un certain maître Jacques “fontainier”, le fondeur Jacob Gasser qui confectionna les goulots, le sculpteur Hans Geiler ainsi que le peintre officiel Hans Boden (à l’origine les fontaines de Fribourg étaient polychromes comme celles de la ville de Berne). En 1759 et 1760 le maître maçon Joseph Ducrest remplaça le bassin, et le fondeur Delesève l’appareillage, en particulier les goulots. L’année suivante un certain Tschupphauer tailla un nouveau chapiteau et remplaça le fût primitif par une colonne torse.

Source: Marcel Strub, les Monuments d’art et d’histoire du canton de Fribourg, Bâle 1964

Fontaine de Saint-Georges

Fontaine de Saint-Georges

Fontaine de Saint-Georges


Autrefois dite fontaine de Zaehringen: on croyait reconnaître dans le guerrier l’effigie du duc Berthold IV, fondateur de la ville de Fribourg. Jusqu’en 1840 elle s’élevait à l’extrémité ouest de la rue des Bouchers, devant la façade orientale de la poste du Bourg. Lors de son déplacement au chevet de la cathédrale, le bassin en grès de la Molière fut refait sur le modèle de l’ancien. En 1932-33 la colonne et la sculpture ont été remplacés par une copie du sculpteur François Baud. Les pièces originales de Hans Gieng (1549-50) se trouvent au Musée d’Art et d’Histoire. Les goulots de bronze paraissent dater de 1758. Comme la fontaine se trouvait à la rue des Bouchers, une tête de mouton occupe la place de l’un des fleurons de l’abaque. Selon certains historiens la statue représente “le Courroux, celui que suscitent les combats, et qui enflamme d’ardeur l’âme des guerriers”.

Source: Marcel Strub, les Monuments d’art et d’histoire du canton de Fribourg, Bâle 1964

Fontaine de la Vaillance

Fontaine de la Vaillance

Fontaine de la Vaillance

Lessive à la fontaine de la Vaillance (date et artiste inconnus)

La fontaine de Samson

11 mars 2011

La fontaine de Samson sur la place Notre-Dame fut exécutée par Hans Gieng en 1547. Initialement la fontaine se trouvait proche de l’actuelle Banque de l’Etat (voir l’illustration: le Jeu des Rois). La fontaine fut restaurée en 1957-58 et déplacée devant la basilique Notre-Dame. La sculpture actuelle est une copie en pierre de Metz due au sculpteur Théo Aeby. Les pièces sculptées originales en pierre de Neuchâtel se trouvent au Muée d’Art et d’Histoire. Le bassin octogonal est en pierre de Soleure et ceinturé de fer. Les mufles et les goulots de bronze datent de 1760 environ. La sculpture de Samson s’inspire d’une gravure de Dürer et symbolise la force et la hardiesse.

http://frbourg.files.wordpress.com/2011/01/jeu-des-rois.jpg

Source: Marcel Strub, les Monuments d’art et d’histoire du canton de Fribourg, Bâle 1964

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