Depuis l’ouverture du pont de la Poya, le silence se fait à nouveau entendre autour de la cathédrale. C’est magique. Du jour au lendemain, le pont a imposé son évidence. Le Bourg lui est exsangue après plus de cinquante ans d’agression. Il est désormais libre de la circulation de transit, mais toujours envahi jusqu’au moindre recoin des marques de la suprématie automobile.

Néanmoins des signes de vie surgissent timidement çà et là et la beauté éclatante des bâtiments et des espaces en appelle à plus. Mais voilà que tout le monde était trop occupé à voir le nouveau pont grandir pour préparer l’avenir et qu’on se retrouve aujourd’hui sans le moindre projet prêt à être réalisé. Ne pas être prêt maintenant signifie au bas mot cinq ans de jachère pour le Bourg en attendant que les idées germent et se transforment en projets qui trouvent leur crédit et se réalisent. Fribourg n’a pas les moyens de se payer le luxe de ne rien faire. Restent l’improvisation et le charme de l’éphémère pour éviter le gâchis d’une attente infructueuse. Depuis la fermeture du pont de Zaehringen, les espaces publics du Bourg doivent être considérés comme non conformes. De facto, il est en chantier jusqu’à nouvel avis et un chantier autorise des mesures provisoires pour permettre sa régénération sans attendre. Oser le Bourg maintenant implique un renversement des priorités et la prise de toutes les mesures possibles et imaginables pour permettre à l’espace public de déployer ses qualités et à la vie de reprendre racine. L’été est proche. Avec de l’imagination et de la volonté politique, on devrait pouvoir donner les soins de premier secours à ce quartier d’ici là.

Stanislas Rück,

chef Service des biens culturels

Photo: Laurent Sciboz, aerostier.ch

Photo: Laurent Sciboz, aerostier.ch

Photo: Laurent Sciboz, aerostier.ch

 

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Plus près du ciel

14 avril 2015

C’est le titre du tout nouveau panorama installé au début du mois sur la tour de la Cathédrale Saint-Nicolas. Il permettra aux nombreux visiteurs de mettre un nom sur les monuments et sites visibles depuis la tour tout en s’informant sur les nombreuses fêtes qui jalonnent l’année fribourgeoise. Et après l’effort de l’ascension, une bonne fondue s’impose…

Dessin: Frédéric Aeby
Photographie: Aldo Ellena
Réalisation: Collaud&Criblet

Le Moléson vu depuis la tour

Le Moléson vu depuis la tour

L'indication sur le panorama

L’indication sur le panorama

Le Varis, l'école du Bourg et le quartier d'Alt

Le Varis, l’école du Bourg et le quartier d’Alt

Après l'effort une fondue s'impose

Après l’effort une fondue s’impose

La Via Jacobi (6)

10 avril 2015

Autrefois les pèlerins rentraient en ville de Fribourg par la porte de Berne et puis par le pont du même nom. Pour se loger les plus fortunés s’offraient le gite à l’auberge de l’Ange ou aux Trois Rois. L’Hospice Saint Jacques à la Samaritaine, mentionné dès 1417, hébergeait les pauvres. Tous les pèlerins étaient assurés de trouver le vivre et le couvert gratuits. Généreux nos anciens!
Un dossier très complet de Pro Fribourg de juin 1993 vous raconte toute l’histoire de la Via Jacobi en terre fribourgeoise. Le lien pour le lire ou télécharger en format PDF:

http://doc.rero.ch/record/232516/files/Pro_Fribourg_099_1993_r.pdf

Fribourg après 5 heures de marche

Fribourg après 5 heures de marche

Relief sur la façade de la Samaritaine 6 (Hospice Saint-Jacques)

Relief sur la façade de la Samaritaine 6 (Hospice Saint-Jacques)

Le Stalden, dernier effort avant la Cathédrale

Le Stalden, dernier effort avant la Cathédrale

Saint Jacques à la Cathédrale

Saint Jacques à la Cathédrale

Il faudra bien des années pour que les nouveaux Marronniers plantés sur la Place du Marché-aux-Poissons donnent de l’ombre et atteignent la majesté des arbres abattus cet hiver.

poissons - Copie

La Via Jacobi (5)

6 avril 2015

Après un arrêt prolongé à Tavel pour soigner ses cloques, le pèlerin reprend la route. Pour se rendre de Tavel à Fribourg il existe plusieurs possibilités: via Ameismühle et la vallée du Gottéron, via Maggenberg et le Petit-Schönberg ou par le chemin “officiel” via Villars-les-Joncs.
La campagne qui sépare Tavel de Fribourg est parsemée de grands domaines agricoles et de vieux chênes et s’arrête à l’orée de la ville. Fribourg est une ville à la campagne.

Le château de Villars-les-Joncs et son magnifique jardin

Le château de Villars-les-Joncs et son magnifique jardin

La chapelle de Menziswil

La chapelle de Menziswil

 Les chênes vers Hinter-Bruch


Les chênes vers Hinter-Bruch

Le hameau de Villars-les-Joncs

Le hameau de Villars-les-Joncs

Scène de ménage

2 avril 2015

Quand le vent devient tempétueux il y a du grabuge dans le ménage du mari modèle et de l’épouse fidèle.