A la pelle

23 juillet 2017

Les curiosités de notre cathédrale.

Il est assez difficile de repérer ce Jésus-là dans notre cathédrale. Car il se trouve au bout de la stalle de droite dans le chœur, bien caché derrière l’imposante grille en fer forgé.

Étonnant, ce Jésus. Il est représenté en jardinier, avec une pelle dans la main. Il parle à une femme qui essaie de le toucher, mais Jésus, discrètement, semble repousser ce geste un peu osé. Mais leurs mains s’effleurent. Y aurait-il eu un rendez-vous dans ce jardin ?

Eh ! bien oui ! Au soir de Pâques, selon l’évangile de Jean (chapitre 20 versets 11 à 18), tandis que Marie de Magdala vint au jardin où se trouvait le tombeau de Jésus pour embaumer son corps – la Marie Madeleine de notre stalle porte un flacon de parfum dans sa main droite -, elle fut surprise par la rencontre d’un homme qu’elle prit, dans un premier temps, pour le jardinier des lieux. Jusqu’à ce que Jésus se révèle à elle, vivant, en l’appelant par son nom.

Pourquoi ne voulut-il pas qu’elle le touche ? Pas par peur de la femme, mais, selon la parole de Jésus, il ne fallait pas qu’elle s’attarde avec lui parce qu’elle devait aller annoncer la résurrection aux apôtres. Elle devenait, ainsi, comme femme, « l’apôtre des apôtres ». Un grand honneur ! En somme, il l’envoyait jardiner ailleurs.

On peut appeler cela « évangéliser ».

Claude Ducarroz

Cet article fait partie d’une série écrite par le chanoine Claude Ducarroz, ancien prévôt du Chapitre cathédral de St-Nicolas. Vous pouvez consulter tous les articles parus sous ce lien:

https://frbourg.wordpress.com/les-curiosites-de-notre-cathedrale/

Les curiosités de notre cathédrale.

Après 40 ans d’attente, le portail Sud a enfin été rendu à la contemplation du public par une fête d’inauguration le 3 décembre dernier. Ce chef d’œuvre de la moitié du 14ème siècle continue de faire l’admiration des passants et touristes. Mais savez-vous que nous sommes tous représentés dans cette statuaire ? Bien sûr, personne ne peut assurer qu’il figure en bonne place parmi les saints et saintes ornant ce portail. Et pourtant.

Sur la droite du portail, les trois mages, transformés en rois, marchent vers la Vierge et l’Enfant au tympan. Ils nous représentent tous. Car ils symbolisent de toute évidence les trois âges de la vie. Le premier est un vénérable vieillard chevelu qui s’agenouille en ayant accroché sa couronne sur son genou gauche. Le deuxième est un bel homme d’âge mûr qui nous montre la direction du Sauveur. Le troisième est un jeune homme imberbe qui sourit à sa rayonnante jeunesse.

Quel que soit notre âge, quelles que soient aussi nos convictions, autant dire que nous sommes tous impliqués dans le voyage de ces mages anonymes venus d’Orient, qui retournèrent chez eux par un autre chemin.

Encore une beauté qui fait réfléchir.

Claude Ducarroz

Les curiosités de notre cathédrale.

A Fribourg, et loin à la ronde, tout le monde connaît saint Nicolas. Oui, le saint évêque de Myre, si gentil avec les enfants, le donateur de biscômes chaque année, surtout aux environs du 6 décembre.

Mais savez-vous qu’il y a un autre Nicolas bien représenté dans notre cathédrale ? C’est saint Nicolas de Flüe. Et pas sans raison. En effet, le saint ermite du Ranft – né il y a exactement 600 ans – a convaincu les 8 cantons de la Suisse primitive qu’il fallait accueillir dans la famille helvétique deux nouveaux partenaires, à savoir Fribourg et Soleure. Ce qui fut fait juste avant Noël 1481.

Dans notre cathédrale, trois objets signalent cet évènement fondateur pour lequel nous devons une grande reconnaissance à Nicolas de Flüe.

* En 1734, le chanoine Daniel Reyff a offert un reliquaire pour abriter une relique du saint ermite. Ce reliquaire est déposé dans le trésor de la cathédrale.

* A droite de la porte sud est fixée une statue de saint Nicolas de Flue. Originalité : il est revêtu d’une bure blanche en mémoire de la pièce de drap que les autorités de Fribourg ont offerte à notre saint bienfaiteur.

* Enfin en 1919, Josef Mehoffer a réalisé le vitrail consacré à Nicolas de Flüe. Il illustre les deux parties de la vie de ce grand homme. A gauche, il est en famille jusqu’à l’âge de 50 ans, à droite il vit dans son ermitage les 20 dernières années de son existence. Et au milieu figure la réconciliation des Suisses qui jurent à nouveau fidélité à leur alliance ancestrale, tout en accueillant Fribourg et Soleure dont les écussons ont rejoint ceux des autres cantons au bas du vitrail.

De quoi contempler, méditer et rendre grâces !

Claude Ducarroz

Un drôle d’apôtre

10 février 2017

Les curiosités de notre cathédrale.

Les stalles offrent une série de magnifiques sculptures en bois dans le chœur de notre cathédrale. En alternance, prophètes et apôtres se donnent la main dans une sorte de danse en hommage à la foi qu’ils illustrent et promeuvent. Les prophètes nous rappellent le message de l’Ancien Testament, tandis que les apôtres déclinent les versets du Credo qui résume notre foi chrétienne.

Mais, à y regarder de plus près, l’un de ces apôtres n’est pas présenté comme les autres. Son chapeau est bizarre, surmonté d’une coquille. Ses habits signalent un homme en voyage, bien protégé contre les intempéries. Il a suspendu une gourde à sa ceinture et s’appuie sur un solide bâton. En un mot : il a tout du pèlerin en marche.

Où va-t-il donc ? La coquille de son chapeau indique le but du pèlerinage : Compostelle. C’est donc l’apôtre Jacques le Majeur qui nous invite à marcher avec lui…jusqu’à lui.

Cette stalle prouve que le pèlerinage à Compostelle était déjà florissant au 15ème siècle puisque ces sculptures ont été confectionnées entre 1462 et 1464.

N’oublions pas que Fribourg était situé sur l’itinéraire des pèlerins entre la Germanie et le Léman. Aujourd’hui encore, ces pèlerins peuvent imprimer sur leur « crédentiale » le sceau mis à leur disposition au fond de la cathédrale. Et depuis l’anniversaire des 500 ans du Chapitre cathédral (en 2012), une chambre a été aménagée dans une maison du Chapitre (rue des Chanoines 5) pour l’accueil de deux pèlerins dans un espace simple mais confortable.

Nous avons retenu la leçon du saint Jacques de nos stalles.

Claude Ducarroz

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Les curiosités de notre cathédrale.

Si vous ne connaissez pas la chapelle du Saint Sépulcre dans notre cathédrale, dépêchez-vous d’aller la contempler. Vous tournez à droite après le passage de la grille d’entrée et vous êtes devant une impressionnante mise en scène de l’ensevelissement du Christ. Ces personnages –plus grands que nature- nous touchent par leur présence silencieuse dans ce cadre encore embelli par les vitraux d’Alfred Manessier (1976). Cette statuaire a pour mission de nous rappeler –pour notre méditation- les diverses étapes de la passion de Jésus, jusqu’à sa mise au tombeau, non sans évoquer déjà la perspective de la résurrection. Tandis que les soldats de garde dorment encore, les anges dans le ciel du plafond chantent et jouent déjà la victoire de Pâque.

Un personnage frappe par son accoutrement. A gauche du tombeau – plutôt en forme d’autel que de sépulcre-, Joseph d’Arimathie tient le linceul dans lequel repose Jésus mort. Il est habillé de manière somptueuse, lui qui avait prêté son caveau pour ensevelir Jésus. Il a les attributs des hommes riches du 15ème siècle : un chapeau sophistiqué, une ceinture de précieux métal et surtout une bourse bien garnie qu’on a mise en évidence. Un vrai capitaliste de son temps.

Il ne faudrait pas décourager les riches de s’approcher de Jésus, même s’il a rappelé les dangers des richesses quand on les garde rien que pour soi. D’ailleurs, de l’autre côté du sépulcre, c’est un pauvre habillé en moine qui collabore à la mise au tombeau de Jésus.

Il faut de tout pour faire un monde. Et aussi une Église. Mais à condition qu’on vive tous en communion avec Jésus mort et ressuscité.

Claude Ducarroz

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Les curiosités de notre cathédrale.

Le grand portail sculpté à l’entrée de la cathédrale met en scène deux destins contradictoires pour les humains que nous sommes. D’un côté (à notre gauche), c’est le joyeux cortège qui mène au paradis ; de l’autre (à notre droite), c’est l’arrivée en enfer où déjà les méchants subissent toutes sortes de supplices. De quoi vous dégoûter de faire le mal ! Parmi ces tourments, il y a celui qui consiste à bouillir dans l’huile brûlante. Bien du plaisir ! D’autant plus que les flammes sont attisées par un petit diable qui manie le soufflet comme un vrai professionnel.

Mais regardez bien. Quelle est l’installation technique qui garantit le plein succès de cette torride opération ? Pendu à une solide crémaillère, un chaudron rend tous les services que les diables attendent de lui. Aucune hésitation, c’est bel et bien un chaudron d’armailli, tel qu’on peut en voir dans les chalets en Gruyère pour la confection du fromage d’alpage. L’enfer serait-il en Gruyère ?

Je puis vous rassurer. L’artisan anonyme qui a imaginé et réalisé cette sculpture s’est tout simplement inspiré de ce qu’il avait remarqué autour de lui, et probablement sur nos préalpes où l’on fabriquait déjà de l’excellent fromage … au 14ème siècle.

Un fromage qui, tel celui d’aujourd’hui, nous envoie plutôt au ciel qu’en enfer, tant il est bon, n’est-ce pas ? Mais attention au péché de gourmandise !

Claude Ducarroz

chauderon

Du vendredi matin au dimanche soir la rue du Pont-Suspendu sera piétonne pour l’inauguration et la présentation au public du Portail sud rénové.

Le traditionnel marché de la Saint-Nicolas s’étendra jusqu’aux abords du portail et deux manèges de la Compagnie des Quatre Saisons animeront l’espace.

Des visites guidées auront lieu:

Samedi 3 décembre de 9h – 12h et 14h – 16h

Dimanche 4 décembre de 11.30h – 12.30h et 14.00h – 16.30h

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Caché pendant 40 ans derrière une paroi en bois, le Portail sud de la Cathédrale Saint-Nicolas est enfin visible dans toute sa splendeur après une rénovation qui a durée plusieurs années.

Cet ensemble exceptionnel date de la première moitié du 14ème siècle.

” Le portail sud se présente entre les contreforts de la deuxième travée: autour de la porte s’élèvent onze statues placées sur des consoles et encadrées de gâbles, surmontées d’une archivolte pourvue de petites statues. Au centre de la composition se tient la Vierge Marie, assise et couronnée, qui tient l’Enfant-Jésus dans une main et un sceptre fleuri dans l’autre; son fils pose une main sur le sceptre et tient dans l’autre une colombe. De part et d’autre s’élèvent, du côté droit, les mages portant leurs présents (tympan) et les saintes Catherine d’Alexandrie et Barbe (jouée du contrefort) et, du côté gauche, saint Nicolas de Myre bénissant et deux des trois jeunes filles qu’il a sauvées et qui portent en main leur dot (tympan), la troisième se trouvant au côté de sainte Marie-Madeleine (jouée du contrefort) . La voussure supérieure de l’archivolte représente Dieu le Père tenant un globe et entouré d’apôtres en buste tandis que la voussure inférieure représente saint Jean le Baptiste portant l’ agneau mystique et entouré de prophètes en buste.

Les statues étaient polychromes et la peinture a été refaite à plusieurs reprises, mais elles sont actuellement au naturel. Le style qui a pu influencer cette statuaire est difficile à définir, de même que le programme iconographique: simple Épiphanie agrémentée des saints protecteurs locaux ou composition plus élaborée faisant appel à l’adoration des mages, au baptême de Christ et aux noces de Cana?”

Description tirée de Wikipédia

Dommage qu’il faille encore attendre de nombreuses années avant de pouvoir admirer ce chef-d’œuvre sans risquer de se faire écraser. Il serait temps de supprimer sans trop tarder l’unique rond-point du monde avec une Cathédrale au centre en rendant la rue du Pont-Suspendu aux piétons.

portail-sud

Cathédrale Saint-Nicolas, Fribourg: le portail sud (détail)

Entre 1480 et 1510 plusieurs peintres actifs en Suisse ont signé leurs œuvres de deux œillets rouge et blanc. La plus importante de ces œuvres est le retable de l’Église des Cordeliers de Fribourg. L’un des panneaux du retable représente l’Épiphanie. Cet autel, exécuté vers 1480, a plusieurs auteurs. Les archives ont conservé trois noms: Albert Mentz, bourgeois de Soleure, Barthélemy Rutenzweig et son élève Jean de Strasbourg, sans préciser dans quelle mesure ils ont travaillé à cette œuvre.

La scène de l’Adoration des Mages se déroule dans un cadre identique à celle de la Nativité avec une étable qui occupe la gauche de la composition. Le paysage de l’arrière-plan évoque les préalpes fribourgeoises. Le bord du manteau de la Vierge est décoré d’un texte en majuscules gothiques tiré de l’Ave Maria et du Salve Regina.

La signification de l’œillet apposé en signature sur ces œuvres reste une énigme.

Sources: Encyclopédie Larousse, Dictionnaire historique de la Suisse, Marcel Strub: Les Monuments d’Art et d’Histoire du Canton de Fribourg.

Épiphanie de l'autel de l’Église des Cordeliers

Épiphanie de l’autel de l’Église des Cordeliers

Restaurée récemment, la crèche napolitaine de la basilique Notre-Dame est unique en Suisse. Elle compte plus de 70 figurines, dont les plus anciennes datent du XVIIIe siècle. Le corps des figurines est fabriqué d’une armature métallique et de paille, les membres sont en bois, les têtes en terre cuite et les costumes en soie. Les yeux, peints sous verre, donnent une intensité particulière à leur regard.

La crèche montre les scènes incontournables: l’Annonciation, la Nativité et le Cortège des rois devant une ruine romaine ainsi que des scènes de vie quotidienne avec une taverne en plein air, un marché et des maisons très réalistes, recouvertes de véritable crépi à la chaux.

La crèche napolitaine de la basilique Notre-Dame

La crèche napolitaine de la basilique Notre-Dame

La crèche napolitaine de la basilique Notre-Dame

La crèche napolitaine de la basilique Notre-Dame (détail)

La crèche napolitaine de la basilique Notre-Dame

La crèche napolitaine de la basilique Notre-Dame (détail)

La crèche napolitaine de la basilique Notre-Dame

La crèche napolitaine de la basilique Notre-Dame (détail)

Découverte

21 novembre 2012

Caché depuis près de quarante ans par une paroi en bois, le portail sud de la Cathédrale Saint-Nicolas est visible pour quelques jours. Pour les plus jeunes générations il s’agit d’une véritable découverte. Les statues manquent. Elles sont en cours de restauration.

Pour sa restauration qui débute prochainement, le portail sera à nouveau caché. Il sera visible dans toute sa splendeur dès la mise en service du pont de la Poya. Patience!

Le portail sud de la Cathédrale Saint-Nicolas

Décrassage de saints

4 août 2012

Des spécialistes de la restauration procèdent actuellement au nettoyage du porche de la Cathédrale Saint-Nicolas. C’est un travail tout en douceur effectué au moyen d’un aspirateur et d’un pinceau pour ne pas abimer les statues des saints et autres angelots et diables du tympan. La statue de Saint Nicolas, seul élément polychrome, a droit à un traitement de faveur à l’atelier des restaurateurs.

Le dernier nettoyage remonte à seulement trois ans. Ce sont l’humidité et bien évidemment la pollution provoquée par les quelques 30’000 voitures qui transitent quotidiennement par le quartier qui encrassent nos monuments et les façades en molasse. Vivement la mise en service du pont de la Poya!

Le tympan “propre” photographié en décembre 2010

Une petite promenade vers 9h du soir, juste avant le coucher du soleil. Un moment où nos monuments deviennent presque irréels. C’est beau Fribourg un soir d’été!

Restons un instant au Couvent des Cordeliers. Avec des œuvres majeures comme le retable du Maître à l’œillet (1480), celui de Furno (1509-13) et le retable St. Antoine de Padoue de Hans Fries (1506), l’église des Cordeliers contribue grandement à l’attractivité du quartier de Bourg.

L’œuvre que nous vous présentons aujourd’hui est moins connue. Il s’agit d’une Mise au Tombeau peinte à Fribourg au 17ème siècle par un atelier de peintres immigrés, qui reproduisaient de célèbres tableaux du baroque français d’après gravures. La toile de 150 x 200 cm représente la Mise au Tombeau de Jésus-Christ à l’intérieur d’une caverne. Deux anges tenant le corps du Christ le placent dans un sarcophage, à gauche Marie Madeleine lui saisit ses pieds embaumés, et Sainte-Marie et le disciple Saint-Jean sont représentés à l’arrière-plan. Le contraste est impressionnant entre le corps athlétique inanimé du Christ et les deux anges le portant sans effort. La scène dramatique est soulignée par le clair-obscur et la composition en diagonale.

Cette œuvre à été récemment restauré par Bernadette Equey de Givisiez et se trouve dans l’église des Cordeliers (dans la troisième chapelle à droite en face de l’autel de saint Bonaventure).

(Source: Couvent des Cordeliers, Fribourg)

Mise au tombeau. Copyright Moritz Rosenhauer, Würzburg

“François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines”. C’est par cette phrase que les Pères Cordeliers annoncent le début des travaux de réfection de leur couvent. Devant l’immense défi que représente cette rénovation, l’aide du Saint d’Assise ne sera certainement pas de trop.

Le devis de la rénovation de cette bâtisse se chiffre à 15 millions de francs. Les travaux seront effectués en plusieurs étapes. Une nouvelle bibliothèque, des archives, des ateliers de restauration et une salle de lecture dans les sous-sols constituent la première étape. Il s’agit de protéger et de mettre en valeur la collection d’importance nationale qui comprend 35’000 volumes ainsi qu’un grand nombre de parchemins, de manuscrits et d’incunables dont les plus anciens datent du 13ème siècle.

Suivront la rénovation des surfaces administratives louées dans l’ancien pensionnat Père Girard et la réfection des appartements pour environ 50 étudiants. La restauration du couvent proprement dit n’interviendra pas avant 2014/15. Les Pères Cordeliers ont également prévu l’installation d’une hostelleries pour les nombreux pèlerins qui visitent chaque année notre ville. Pour terminer le jardin potager du couvent sera transformé en jardin d’agrément.

Le couvent des Cordeliers fondé en 1256 est étroitement lié à l’histoire de la ville de Fribourg. C’est dans l’église des Cordeliers que Louis d’Affry, premier Landammann de Suisse, a inauguré le 4 juillet 1804 la première Diète.

Si vous désirez joindre votre aide à celle de François d’Assise, votre contribution financière même modeste sera certainement bienvenue. Vous trouverez tous les détails ainsi que l’histoire du couvent sur le site internet:

http://www.cordeliers.ch/spip.php?page=couvent&couv=FR&div=hist&art=presence&lang=fr

Abraham recueillant les âmes des Élus dans son manteau, l’enfant Jésus porté par saint Christophe, un guerrier chrétien qui fait penser à saint Maurice et la tête mitrée de saint Nicolas offrant des boules d’or à trois filles pauvres.

Ce sont pour l’essentiel les détails visibles des peintures murales du XIV siècle (1300-1350) découvertes dans notre Cathédrale et présentées et expliquées ce matin par plusieurs spécialistes des services des bâtiments et des biens culturels de l’État de Fribourg. L’interprétation de ces éléments iconographiques apparemment disparates ainsi que l’analyse des techniques et matériaux utilisées sont actuellement à l’étude et vont occuper les spécialistes ces prochains temps.

Ce décor gothique à été découvert lors des travaux de nettoyage et de consolidation du retable de l’autel de la Nativité. Il s’agit d’une découverte exceptionnelle pour notre région.

Vous pouvez admirer ce témoin de notre passé jusqu’au 8 avril prochain. Par la suite, les peintures découvertes seront à nouveau cachées lors de la remise en place du tableau de l’autel de la Nativité.

Epiphanie

5 janvier 2012

Sur une partie du mur méridional du cloître du couvent des Cordeliers se trouvent des fresques qui représentent six scènes de la vie de la Vierge. Il s’agit d’une œuvre de Pierre Maggenberg et date de 1440 (env.). La sixième scène illustre l’adoration des Mages. Les trois rois Gaspard, Melchior et Balthazar incarnent trois ages de la vie humaine.

“Christophe dérive des mots grecs Kristos (Christ) et phorein (porter), c’est-à-dire celui qui porte le Christ, en allusion à un géant légendaire initialement nommé « Réprouvé » qui aurait aidé l’enfant Jésus à traverser une rivière. Autrefois, il passait pour mettre à l’abri des maladies quiconque voyait sa statue. (Wikipédia)”

Le Saint Christophe de la Grand-Rue est l’œuvre de Hans Gieng. La sculpture en molasse, dont l’original se trouve au Musée d’art et d’histoire, date de 1548. Au 16ème siècle, la maison qui abrite cette sculpture était le domicile du médecin de ville.

La place du Marché-aux-Poissons fut aménagé de 1765 à 1769. Construite sur un terrain du couvent des Cordeliers qui faisait partie du cimetière des religieux, elle est l’œuvre de l’architecte Charles Castella. L’idée était d’établir une liaison directe entre le niveau occupé par le couvent des Cordeliers et celui de la rue Pierre-Aeby, plus élevé d’une dizaine de mètres. Cette place avec ses deux fontaines, ses pavés, les murailles de tuf, les escaliers et les vieux marronniers est certainement l’une des plus belles du quartier.

Source: Marcel Strub, les Monuments d’art et d’histoire du canton de Fribourg, Bâle 1964


Le combat de saint Georges évoquerait “une vertu héroïque, belliqueuse, dans le sens italien de “virtù”, valeur, celle que la cité doit posséder pour se défendre contre ses ennemis”. C’est le sens allégorique qui est donné par les historiens au thème médiéval du chevalier de Dieu, vainqueur du démon et du mal. Cette fontaine qui date de 1522-24 est l’œuvre de plusieurs artisans. Un certain maître Jacques “fontainier”, le fondeur Jacob Gasser qui confectionna les goulots, le sculpteur Hans Geiler ainsi que le peintre officiel Hans Boden (à l’origine les fontaines de Fribourg étaient polychromes comme celles de la ville de Berne). En 1759 et 1760 le maître maçon Joseph Ducrest remplaça le bassin, et le fondeur Delesève l’appareillage, en particulier les goulots. L’année suivante un certain Tschupphauer tailla un nouveau chapiteau et remplaça le fût primitif par une colonne torse.

Source: Marcel Strub, les Monuments d’art et d’histoire du canton de Fribourg, Bâle 1964

Fontaine de Saint-Georges

Fontaine de Saint-Georges

Fontaine de Saint-Georges