Dans le carré, il y a les chiffres. Dans leur organisation, il y a la magie. Ensemble, ils créent rythme et harmonie. Suzanne Daetwyler s’intéresse au phénomène de la couleur, à ses déclinaisons et aux effets des relations qui se tissent entre elles. Dans ses peintures et ses dessins, elle dérobe à notre regard la structure formelle des chiffres pour mieux révéler le rythme et l’équilibre, issus des règles du carré magique. Ce qui compte finalement est de se laisser surprendre par la vision dynamique de la composition, ses vibrations colorées, son jeu optique.

Née à Berne en 1948, Suzanne Daetwyler a grandi à Fribourg, avant de s’établir à Bâle où elle vit et travaille aujourd’hui. C’est dans cette même ville qu’elle s’est formée en suivant l’enseignement du peintre et graphiste suisse René Acht. Ses œuvres ont été présentées en Suisse, en Allemagne, en Hongrie dans des expositions collectives et personnelles. Elle fait partie des artistes édités par l’Atelier-Éditions Fanal de Bâle et est représentée dans les collections de plusieurs institutions dédiées à l’art concret-construit, telle que la collection Peter C. Ruppert du Museum im Kulturspeicher à Würzburg (D).

Galerie La Vitrine, Rue des Alpes 32, du 9 mars au 7 avril 2018

Vous et vos amis êtes cordialement invités au vernissage en présence de l’artiste vendredi 9 mars à 18h00.

Suzanne Daetwyler

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Du 24 février au 31 mars 2018, le galeriste Jean-Jacques Hofstetter expose les œuvres de

Patrick Piccinelli, peinture

Petrisor Alin Staicu, sculpture

Annie Paule Thorel, peinture

Vernissage vendredi 24 février 2018 dès 18h

Patrick Piccinelli

Petrisor Alin Staicu

Annie Paule Thorel

Au revoir! Ricarto Tavares

5 février 2018

Après 15 années passées en Suisse, Ricarto retourne dans son pays natal, le Brésil. La Galerie Contraste a le plaisir de vous inviter à le rencontrer une dernière fois avant son départ et à admirer ses dernières créations.

Pendant 3 jours seulement, la Galerie Contraste expose des peintures de Ricarto.

Vendredi 9 et samedi 10 février 2018 de 14h à 22h.

Dimanche 11 février 2018 de 14h à 18h.

Le Tourbillon

L’atelier de Ricarto se trouve sur le trajet de cent mètres qui conduit de mon lieu de travail, la Galerie Contraste, à mon domicile. Donc, je passe devant quatre fois par jour. Régulièrement, je me penche quelques secondes pour suivre l’évolution de ses travaux. Un geste qui n’est pas sans danger car le pouvoir d’attraction des peintures de Ricarto est énorme. On est d’abord enchanté par la chaude atmosphère de sa palette, puis le mouvement circulaire qu’il donne à ses compositions vous aspire comme le ferait un tourbillon dans un lac ou une rivière. Si vous ne résistez pas, le tableau fonctionne comme un piège et il vous absorbe. Heureusement, le phénomène n’est pas physique et vous ne risquez pas de vous fracturer un membre ou de subir une commotion cérébrale. Encore que, choc cérébral, il y a. Mais c’est un choc émotionnel et intellectuel du à la contraction du temps. Vous pénétrez dans un espace ou le passé, le présent et le futur ont fusionné. La représentation que Ricarto fait de ses sujets, personnages ou paysages, entraîne le spectateur qui se laisse piéger dans un lieu secret de l’univers, apparemment connu de lui seul, d’où la vue sur les êtres est totale. Une représentation qui, de la première à la dernière heure, englobe tout le temps de vie de l’objet du tableau. Naturellement pour apprécier toute l’étendue du spectacle et de la réflexion offerts par les peintures de Ricarto, pour avoir une chance de vous élever au-dessus de vos limites, vous devez vous abandonner sans restriction. Cela peut prendre du temps. La voie la plus sûre est encore d’avoir une de ses œuvres près de vous en permanence. La Galerie Contraste vous offre une ultime occasion de vous payer ce luxe avec à la clé, le bonheur de vivre sur la terre comme au ciel.

Jean-Pierre Humbert

 

Leslie Umezaki est née au Pérou d’une mère péruvienne et d’un père japonais. Après des études de peinture à Lima elle a fait des études de graphisme à l’Université de Kyushu Sangyoau à Fukuoka au Japon.

Depuis six ans Leslie Umezaki est en Suisse et depuis février 2017 elle œuvre dans son atelier à la rue de Zaehringen 4. Elle travaille comme peintre et illustratrice pour divers éditeurs, principalement dans le domaine de la littérature jeunesse et petite enfance et collabore également avec la presse écrite de son pays d’origine.

Leslie dessine principalement par ordinateur, en incorporant dans ses travaux des techniques plus classiques comme la peinture, le collage, la photographie et le travail du bois.

Du 31 janvier au 10 mars 2018 Leslie expose ses travaux au Café du Tunnel.

Vernissage mercredi 31 janvier 2018 à 18.30h

 

Sculpture ivoirienne

23 janvier 2018

La galerie Contraste sera exceptionnellement ouverte dimanche, 28 janvier 2018 dès 15 heures, pour une visite de l’exposition des œuvres de Zana commentée par Raphaël Pache, sculpteur et organisateur de Matran sculpte – et par Benoît Piller, dépositaire.

Découvrez les œuvres de ce sculpteur ivoirien d’exception dans l’atmosphère détendue d’un apéritif.

À VOIR AUSSI, L’EXPOSITION CAROL BAILLY
dessins, peintures et techniques mixtes, jusqu’au 2 février 2018
Ouvert: mercredi, jeudi et vendredi de 14h à 18h
et sur rendez-vous (078 875 96 66)

Galerie Contraste, Ruelle des Cordeliers 6

Photo ici reproduite a été prise en 2009 lors du démontage de l’exposition que la Galerie Contraste avait consacrée à Zana

Pour sa première exposition de 2018, la Galerie J.J. Hofstetter présente le œuvres de

Ricardo Abella, dessin & peinture

Michel Favre, sculpture

Muma, dessin & peinture

du 12 janvier au 10 février 2018

Vernissage vendredi 12 janvier 2018 dès 18h

Muma

Michel Favre

Ricardo Abella

C’est un Noël enneigé à Fribourg. Saint Nicolas juché sur son âne Babalou et suivi du Père Fouettard quitte la ville. Il reviendra l’année prochaine tout comme reviendra sous peu le macabre cavalier de la mort chassé momentanément par l’étoile de Noël. Un Rababou poursuit sa victime dans l’intention de la schlaguer, le Carnaval des Bolzes est pour bientôt. Melchior, Gaspard et Balthazar arrivent en patinant. Vont-ils enfin faire gagner Gottéron?

L’hiver est la période de la chasse à plumes mais le nemrod a lamentablement manqué sa cible. Sa flèche s’est plantée dans le chapeau du peintre qui s’apprête a immortaliser la scène de la Nativité. Le fiston hilare regarde le bonnet transpercé de son père. C’est l’histoire de Guillaume Tell à l’envers. Le pécheur a du creuser la glace pour trouver son bonheur et une vieille arrive courbée sous le poids d’un fagot de bois.

La scène de la Nativité se déroule dans une ambiance joyeuse. L’étable adossée à un vieux chêne ressemble à une cabane construite par des enfants.

Un cavalier armé quitte la ville par la Porte de Bourguillon pour aller annoncer la bonne nouvelle alentour et sur la colline du Guintzet deux pendus balancent au gibet.

C’est avec beaucoup d’humour et de finesse que l’inoubliable Teddy Aeby (1928-1992) a interprété son Noël fribourgeois, un peu à la manière des anciens maîtres flamands. Une multitude de personnages expressifs et de détails truculents dans le décor hivernal d’une Ville de Fribourg moyenâgeuse et «rurale».

JOYEUSE FÊTE DE NOËL

aux lectrices et lecteurs du Blog du Bourg.

Le Blog du Bourg remercie Monsieur Raoul Blanchard pour la mise à disposition de la reproduction de l’œuvre de Teddy Aeby.

Ce même Raoul Blanchard signe avec sa collègue Anita Petrovski Ostertag une description de cette œuvre et des détails sur la vie de Teddy Aeby dans le journal 1700 du mois de décembre 2017 que vous pouvez télécharger sur ce lien:

http://www.ville-fribourg.ch/vfr/fr/pub/actuel/1700.htm

Teddy Aeby : Allégorie de l’hiver, non daté (années 1975-80)

Pointe sèche sur papier Arches, 24.5 x 32.5 cm. Tirage 9/12

© Ville de Fribourg, Collection Jean Dubas-Cuony – N°inv.30073.

Le cavalier de la mort

Saint Nicolas

les Rois Mages

le pécheur

le chasseur et le peintre

le chevalier en armure

 

L’Atelier

12 décembre 2017

Trait Noir vous convie à l’exposition collective sur le thème de l’Atelier du 16 au 29 décembre 2017.

Trait Noir Rue du Pont-Suspendu 10, Fribourg

Vernissage samedi 16 décembre 2017 dès 17h

Trait Noir (capture d’écran)

L’artiste-historien et maquettiste d’origine brésilienne Luciano Xavier dos Santos présente une exposition de 17 maquettes polychromes de 1/200, fabriquées en carton, bois (cure-dents, brochettes et allumettes) et peinture acrylique. Cette exposition embarquera pour une tournée mondiale, dès le printemps 2018.

Choeur de la Cathédrale St-Nicolas

Vendredi 1er décembre 2017 vernissage à 19:00

Samedi 2 décembre 2017 14:00 – 16:00

du 3 au 7 décembre 2017 14:00 – 17:00

Vendredi 8 décembre 2017 14:00 – 20:00

du 9 au 10 décembre 2017 14:00 – 17:00

Luciano Xavier dos Santos: Cathédrale St-Nicolas

 

A découvrir les dessins, les peintures et les techniques mixtes de CAROL BAILLY, l’artiste invitée, ainsi que les sculptures de l’artiste ivoirien ZANA et les gravures d’OLEG DENISENKO, artiste ukrainien.

Exposition-vente. Samedi 2 décembre 2017 de 13:00 à 19:00

Atelier Contraste, Ruelle des Cordeliers 6

Jean-Pierre Humbert (extrait)

Marc Batalla, peinture

Yves Eigenmann, photographie

Marie-Noëlle Leppens, sculpture

exposent du 24 novembre au 23 décembre 2017 à la Galerie J.-J. Hofstetter.

Vernissage vendredi 24 novembre dès 18h

Marc Batalla

Yves Eigenmann

Marie-Noëlle Leppens

Carol Bailly, née d’un père américain et d’une suissesse, voit le jour un premier août à Brockton, non loin de Boston, en pleine campagne ; peut-être sur un air d’accordéon, entre une bouteille de Lavaux et un plateau de fromages décoré de petits drapeaux rouges à croix blanche. A l’âge de quinze ans, elle fait la connaissance de sa deuxième patrie, la Suisse, et s’établit avec ses parents au bord du lac de Bienne, où elle est bien obligée de se mettre à apprendre le français. Travaillant pendant quelques années comme aide médicale, elle termine sa carrière pré-artistique comme télexiste à Lausanne puis, elle s’installe à Fribourg, sur les bords de la Sarine. Son premier acte de création se résume par de petites histoires, racontées au fil du trait d’encre et des crayons de couleur, sortes de comptines dédiées à son petit bout de chou.

Carol Bailly, dessins, peintures, techniques mixtes

du vendredi 24 novembre 2017 au vendredi 2 février 2018

Vernissage vendredi 24 novembre 2017 dès 17.30h

Galerie Contraste

Ruelle des Cordeliers 6

Carol Bailly

 

Exposition de Johan Kokoff

29 octobre 2017

Depuis l’année 2010, Johan Kokoff estime qu’il «naît» en peinture avec une série de tableaux intitulés «Bist Du geboren?» (Es-tu né?), marquant le début d’une réflexion iconographique intense et d’un travail pictural basé sur l’usage du camaïeu à l’huile et de l’encre noire. Plus récemment, Kokoff redécouvre les couleurs en travaillant autour de la thématique du singe, faussement animalière, car elle lui sert à interroger le sens de l’image et, partant, d’une civilisation qui tout en s’étant rendue consciente scientifiquement de ses origines, substitue à présent des figures simiesques, des gestes répétitifs et des idoles mimétiques à ses anciens objets de jouissance, d’idéal et d’élévation. Cette incursion dans l’antimonde des artifices et de la dissimulation lui permet, par la surprise qu’elle suscite, de continuer à trouver du sens à peindre et d’éviter la tentation de l’«à quoi bon?» (une image de plus). Dans l’exposition à Trait Noir sont proposées de nouvelles peintures très colorées et d’une facture ne reculant devant aucun vertige de liberté. Johann Kokoff fait partie du collectif Atelier-Galerie Trait Noir, où il expose régulièrement depuis 2012.

Ashot Sargsyan, violoniste, animera le vernissage avec ses pièces tziganes, chansons russes, valses hongroises et pot-pourris. Ashot est connu pour avoir animé et géré pendant des années le bar « Le douze » dans le quartier du Bourg ; il se produit actuellement dans différents lieux en amateur et en particulier au Café du Funiculaire.

Vernissage le samedi 4 novembre 2017 dès 17 h

Exposition du 4.11 au 2.12.2017

A propos de l’artiste: www.kokov.ch 

Trait Noir
Rue du Pont-Suspendu 10
CH-1700 Fribourg

Johan Kokoff, triptyque

Du 20 octobre au 18 novembre 2017, la Galerie J.-J. Hofstetter expose les peintures de

Paul Brunner

David Clerc

Thomas Grogg

Vernissage vendredi 20 octobre 2017 dès 18h

Paul Brunner

David Clerc

Thomas Grogg

JODU – Sergey Dubroff, un peintre remarquable avec une imagination vive, des couleurs lumineuses et une habileté surprenante à percevoir des situations ou des événements qu’il transcrit en peinture. Ses œuvres facilement reconnaissables relèvent du SURSTRACT ART.

Exposition du 8 au 29 octobre 2017

vernissage, dimanche 8 octobre 2017 de 16h à 19h
intermèdes musicaux à
– 16.30 violon avec Denitza Kostova-Kucera
– 17.15 « autumn blues jazz improvisation”
              harmonica et chant avec Bonny B. Bluesman,
              chant avec Sergey Dubroff lui-même

JODU

Exposition du 6 octobre au 11 novembre 2017

Vernissage vendredi 6 octobre 2017 à 18h.

Galerie La Vitrine

Rue des Alpes 32

Claude Pasquer

La mer toujours présente, les couleurs vives, la nature au feuillage mouvant comme l’évoque Homère dans l’Illiade. Cette nature forte, les plages calmes et la tranquillité, la simplicité de la vie, tout s’harmonise pour former un petit paradis dans lequel nous arrivons à tâtons, indécis, mais qui nous embarque et nous enchante.

Le mont Pélion, montagne de Grèce au sud-est de la Thessalie magique par son histoire et son emplacement, était à la fois la résidence d’été des 12 dieux de l’Olympe et la patrie des Centaures, ces personnages mi-homme mi-cheval de la mythologie.

Le mont culmine à 1624 mètres et “tombe” dans la mer Egée, si bien qu’on y trouve des plages splendides à l’eau turquoise où se conjuguent montagne et mer.

Atelier Trait noir – Rue du Pont-Suspendu 10

Vernissage samedi 7 octobre 2017 dès 16h

Valérie Kessler

 

BERGER
présente le 2e tome de la bande dessinée
Henriette de Crâù: la fille de l’ogre
Une aventure de Zono

EXPOSITION des planches originales
Du vendredi 6 au vendredi 27 octobre 2017
Ouverture: Me+je+ve+sa+di de 14h à 18h
Présence de l’artiste et dédicaces, les me+ve+di, de 14h à 18h

Galerie Contraste, Ruelle des Cordeliers 6

Vous êtes cordialement invité à participer au vernissage le vendredi 6 octobre 2017 dès 18 heures

BERGER, en bref…

Philippe Gallaz (1959) grandit au bord du lac Léman, à Rolle, dans le canton de Vaud. C’est vers onze ans qu’il est happé par la passion du dessin et de la bande dessinée, à laquelle il se consacre en autodidacte. Il publie ses premiers dessins humoristiques dans la revue locale et expose ses dessins pour la première fois en 1977 au Château de Rolle.

Son bac en poche, il vit de petits boulots et s’installe en Gruyère au début des années huitante où il passe quelques années à l’alpage. Là, sous le pseudonyme de Berger, il crée Zono, un personnage de «néo-armailli» un peu gaffeur qui apprend et nous apprend la vie au chalet. Les premières planches sont publiées en 1983 dans le journal La Gruyère. La réaction enthousiaste du public conduit à l’édition d’un premier album, Zono au pays des Modzons. Suivent La Fée des Vanils et Zono en Cabane.

Désormais père de deux filles, notre homme prend un emploi de polygraphe. Il pratique la caricature, le dessin de presse ( La Liberté puis La Gruyère, Market magazine ), l’illustration publicitaire et la bande dessinée didactique. Intéressé par les arts plastiques en général, Berger s’essaye à diverses techniques ( sérigraphie, gravure, peinture à l’huile et à l’eau ).

En 2004, une compilation des aventures de Zono est éditée sous le titre de Retour aux Sources, qui marque les vingt ans du personnage. En 2008 paraît une nouvelle histoire intitulée La Grande Poya. En 2016 paraît l’album Henriette du Crâù, tome 1: Boubi s’embrouille, suivi du tome 2 en 2017, La Fille de l’Ogre, qui vous est présenté aujourd’hui à la Galerie Contraste. En parallèle, Berger anime un joyeux bestiaire dans des poyas pas comme les autres, à découvrir à la boutique de la Galerie.

Rodica Costianu (Roumanie-1977) est diplômée de l’Université d’Art et de Design de Cluj Napoca en 2008. Elle s’installe à Paris en 2010 pour se consacrer entièrement à son art. Elle travaille à la restauration d’églises et de bâtiments historiques,  participe à  de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Elle garde des contacts avec son pays en organisant des résidences d’artistes. Depuis 2015, elle vit  en Suisse et a son atelier à Fribourg, dans le quartier culturel du Bourg.

Rodica Costianu travaille à l’encre de chine et laisse sa main tracer le chemin sur le papier ou la toile. Il en ressort des compositions figuratives pouvant être complexes au niveau de l’expression et des formes, avec une symbolique forte. Le trait est précis, expressif, délicat, sensible. L’Humain, principalement le modèle féminin et le couple, est représenté dans toute sa complexité. Elle puise dans son imaginaire abondamment productif. Cela se fait librement, paisiblement, sans contrainte si ce n’est celle de donner la liberté à sa main de transcrire tout ce que son subconscient lui suggère !

Djemal Charni (Paris-1958) est  sculpteur professionnel. Il a depuis 2002 son atelier « strates verticales » dans l’ancienne chocolaterie Villars, à Fribourg. Il  commence par  sculpter la pierre à Paris en amateur et poursuit cette activité à plein temps lorsqu’il arrive en Suisse en 1984, en travaillant environ dix ans dans une entreprise de pierres naturelles à Yverdon-les-Bains. C’est la rencontre avec le bois qui lui permet de réaliser en 2001, après concours, la Vierge ouvrante de Cheyres. Il expérimente aussi le cuivre, le fer.

Les dernières œuvres de Djemal Charni, dévoilent un artiste doué d’une forte identité accumulée par la somme des expériences. Son travail devient unique en ce sens qu’il a une capacité à allier les différents matériaux entre eux et à en proposer toujours de nouveaux, et pas de la manière la plus facile : il ne craint pas d’associer fer galvanisé et collants, en prenant un soin méticuleux à coudre les bas. Pour donner une solidité à ce collant qui file parfois, il le recouvre de vernis.

Aujourd’hui Djemal Charni est un artiste expérimenté, habité par une capacité créatrice à la fois forte et surprenante, un homme passionné par l’humain. Il a toujours veillé, dans son parcours de vie, à préserver sa liberté, pour être à l’écoute de cet appel à la création.

Si les créations de Djemal Charni nous touchent autant, c’est sans doute parce que l’artiste est capable de leur insuffler sa grandeur d’âme.

L’artiste vit et travaille à Fribourg.

Exposition du 9 septembre au 7 octobre 2017

Vernissage, le samedi 9 septembre dès 17h

Intermède musical à 17.30 avec Olivier Favre

Les Temps Fluides”, c’est le titre de l’exposition personnelle la plus récente de Nikos Gyftakis*, inspiré du livre “Le présent Liquide” d’un des plus grands sociologues contemporains, Zygmunt Bauman, ainsi que de la citation “Rien n’est permanent, sauf le changement”, d’Héraclite.

Bauman porte un regard sans concession sur l’insécurité sociale et s’interroge sur la fin des utopies. Dans le livre on peut lire: “Notre société engendre de nouvelles peurs. Car la modernité, devenue ” liquide “, a fait triompher l’incertitude perpétuelle : la quête de sens et de repères stables a laissé la place à l’obsession du changement et de la flexibilité. Le culte de l’éphémère et les projets à court terme favorisent le règne de la concurrence au détriment de la solidarité et transforment les citoyens en chasseurs ou, pis, en gibier. Ainsi, le présent liquide favorise l’émergence d’individus peureux, hantés par la crainte de l’insécurité.”

Nikos Gyftakis explique

Le changement et la flexibilité, le Temps qui passe et change tout(- ou non?) est le sujet que je traite ici. Je présente 3 chapitres de mon œuvre, que j’ai créé au cours des 10 dernières années et qui approchent la signification du Temps de manière différente.

Trait Noir, Rue du Pont-Suspendu 10

du 2 septembre au 1 octobre 2017

Vernissage samedi 2 septembre à 17h

Nikos Gyftakis, Harris, huile sur toile