Aline Costa Miguel (1980 – Brésil) a une maîtrise en design de l’université de Rio de Janeiro (UERJ) avec spécialisation en textile.
Elle a consacré son travail de Master au chintz: une étoffe en coton avec des motifs floraux, originaire de l’Inde. Dans la seconde moitié du XVe s. les navigateurs
l’exportèrent dans plusieurs pays. Il fut ensuite fabriqué localement et les motifs floraux furent progressivement adaptés aux expressions locales. En France, le chintz fut appelé « indiennes » et donna naissance aux motifs provençaux. En Angleterre, « Liberty » et au Brésil « Chita ».

Dans ses créations, Aline Costa Miguel approche le thème de la femme noire et du chintz en raison de leur passé lié. Les esclaves noirs, en arrivant au Brésil, commencèrent à fabriquer leurs vêtements en créant leur étoffe au moyen de simples métiers à tisser. Comme ils utilisèrent aussi le chintz, ils furent associés à cette étoffe !
Pour ses créations, elle choisit du chintz – dessiné par elle-même ou d’autres designers – qu’elle colle directement sur la toile. Elle peint ensuite à l’acrylique – avec le pinceau, le couteau, le rouleau – sur le chintz, ajoute des motifs de broderie ou d’autres matériaux qu’elle colle. Les différents collages font référence aux couches de peau, de vie, résultat des luttes pour l’existence, contrebalancé par les couleurs et les fleurs pour exprimer la joie.
Aline Costa Miguel vit et travaille à Rio de Janeiro.
http://www.alinemiguel.com

Galerie Cathédrale du 1er au 11 mai 2019

L’artiste a installé son atelier à la galerie le temps de l’exposition!

Elle donnera deux ateliers de collage, gratuits (pour enfants et adultes)

  • samedi 4 mai de 10h à 12h
  • mercredi 8 mai de 14h à 16h

Ouverture de la galerie pendant l’exposition du 1er au 11mai:
tous les jours de 10h à 18h
fermé le dimanche 5 mai 2019 

Finissage en Beauté brésilienne le samedi 11 mai de 19h à 24h

 

Joyeuses Pâques

20 avril 2019

Quelques images printanières pour vous souhaiter Joyeuses Pâques.

Depuis ce matin des élèves du Cycle d’Orientation de Jolimont ramassent les déchets et autres mégots dans les rues du quartier. Munis de gilets jaunes, sacs poubelles et surtout dans joie et la bonne humeur.

Merci pour cette belle initiative!

Le 8 avril prochain, le Conseil communal va demander au Conseil général l’approbation d’une modification des horaires d’ouverture des commerces dans les quartiers historiques. Cette modification fait suite à la reconnaissance par le Conseil d’Etat du statut de site touristique à l’année à la Vieille-Ville de Fribourg (quartiers du Bourg, de l’Auge et de la Neuveville).

En cas d’acceptation, les commerces de ces quartiers ne vont évidemment pas ouvrir 365 sur 365 et organiser des ventes nocturnes tous les jours. Toute personne sensée l’aura compris.

Pour des éventements ponctuels, soit individuels ou concertés, cet allégement du règlement actuel assez rigide fait certainement sens. N’en déplaise aux éternels râleurs et autres frustrés qui distillent systématiquement leur venin sur les réseaux sociaux.

J’ai organisé à plusieurs reprises une Chasse aux Trésors dans le cadre de l’Association Trésors du Bourg qui regroupe les artisans, artistes, galeristes et commerces spécialisés du quartier. Cette proposition à la fois ludique et conviviale consistait à faire déambuler les participants dans le quartier à la rencontre des acteurs du quartier tout en participant à un concours doté de prix attractifs.

A chaque organisation de cet événement, la question d’une ouverture tardive ou même dominicale se posait et se heurtait aux dispositions réglementaires trop rigides. Ce qui était possible pour les galeries et ateliers d’artistes ne l’était pas pour les artisans et commerces spécialisés.

Autre argument qui parle en faveur de cette modification. Le tissus commercial de ces quartiers est principalement composé de petites structures souvent individuelles ou familiales, pas de “grosses machines à vendre”. Le problème d’éventuels abus vis-à-vis du personnel de vente n’existe donc pas.

Alors, chers membres du Parlement communal: offrez-nous cette opportunité! Merci!

Karl Inglin

Le message du Conseil communal sur ce lien: https://www.ville-fribourg.ch/sites/default/files/inline-files/Message36_Heuresouverturesitetouristique.pdf

 

Les sculptures de Véronique Chuard, les peintures et gravures de Renée Furrer et les peintures et dessins de Gisèle Poncet.

Du 5 au 20 avril et du 2 au 18 mai 2019.

Vernissage vendredi 5 avril 2019 dès 18h

Renée Furrer

Gisèle Poncet

Véronique Chuard

 

Le succulent repas que j’ai partagé en famille ce soir, des nouilles al pesto, je le dois à mon fils qui fréquente l’école primaire de l’Auge (« Auschule ») et surtout à l’idée de leur maîtresse, « Frau » Sturny. Ce qu’ils appellent « Projekttag » (journée à projet), dans cette école germanophone, ne cesse de m’émerveiller. Cette fois, l’idée était d’aller récolter de l’ail des ours, qui abonde, à l’état naturel, dans les bois avoisinants, et d’en faire aussitôt un grand pesto que chaque élève a pu ramener chez soi dans un bocal. En sus, les apprentis-cuisiniers ont confectionné des tagliatelles de A à Z. Ainsi, ils ramenaient à la maison un repas du soir. Comment dire ? La fraîcheur, la saveur et la consistance étaient au rendez-vous. C’était vraiment bon ! Je n’exagère pas parce que c’est mon enfant : tous les enfants avaient préparé ensemble les mêmes ingrédients, qu’ils se sont ensuite partagés. Les enseignants de l’école de l’Auge méritent vraiment d’être reconnus et remerciés pour le travail fantastique qu’ils accomplissent avec leurs élèves. J’ai un autre fils qui a fréquenté l’école romande… ce n’était pas tout à fait pareil – même si comparaison n’est pas raison, à hauteur de ces expériences forcément limitées.

Mais dire que cette école de l’Auge risque un jour de disparaître, faute d’élèves germanophones qui ne manquent pas, mais qui sont dirigés ailleurs, ou par la fatalité de la démographie linguistique ! Nombreux, cependant, sont les enfants du quartier du Bourg à la fréquenter. Par une décision sans doute administrativement justifiable, mais humainement aberrante, eu égard à la politique en faveur du bilinguisme, les élèves francophones qui fréquentaient l’école de l’Auge, il y a encore quelques années, ont dû quitter ce lieu scolaire pour être concentrés dans l’école de la Neuveville. Finis, les échanges dynamiques qui pouvaient se passer entre eux entre les heures de classe ou même en classe dans le même bâtiment. Je souhaite vraiment que cette école, ses enseignants et ses élèves puissent perdurer longtemps. Je crois que je ne suis pas le seul à m’en réjouir comme les enfants et les parents qui la connaissent.

Jean-Christophe Emmenegger