Nous (mes deux frères, Michel Beaud, Ernest Christinaz et moi ) sommes allés baguer les bébés faucons crécerelles à l’église des Cordeliers (et oui, maintenant que les jeunes sont nés je vous dis où se trouve le nid: derrière le musée Gutenberg). Il a fallu une grande échelle (10m ), en fait ce sont trois échelles que l’on peut emboîter. D’abord on en a emboîté deux ensemble pour accéder au premier replat puis ils ont monté l’échelle sur le replat et ont emboîté la troisième pour accéder au nid. Ensuite, Ernest a dû monter sur cette immense échelle et est allé chercher les petits ( ils sont 3 !!! ) dans le trou d’environ 50cm de profondeur, il y avait aussi un œuf qui n’a pas éclos et qui n’éclora jamais ( il n’a peut-être pas été fécondé ). Ensuite, Michel et Ernest les ont bagués, mesurés, pesés et ont aussi noté le nombre de parasites qu’ils ont, tout cela sur le premier replat et ils nous les ont passés (nous étions en bas et avons observé la scène). Enfin a commencé la séance photo avec les petits qui sont très photogéniques !

Ensuite, après les avoir remis dans leur nid, nous sommes allés baguer ceux des Neigles où il y avait 4 jeunes et aussi un œuf non éclos. On recommence la procédure du baguage sauf que cette fois pour accéder au nid il faut descendre en rappel en bas de la falaise : il ne faut pas s’emmêler dans les cordes qui sont attachées aux arbres. Lorsque Ernest est allé les remettre dans le nid, la femelle faucon est arrivée et a commencé à intimider Ernest en lui fonçant dessus, s’arrêtant à environ un mètre et recommençant tout de suite.

Gilles Hauser

Gilles Hauser et deux faucons

Ernest Christinaz cherche les faucons et Michel Beaud assure

Le baguage des faucons

Le mesurage des rémiges

La pesée

Craquant le bébé faucon!

Les ornithologues-alpinistes

Gilles et ses deux frères

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Dans le cadre de l’exposition “ANIMAL” de Niki de Saint Phalle, l’Espace Jean Tinguely – Niki de Saint Phalle accueille le Professeur Michel Pastoureau, historien, médiéviste et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Éminent spécialiste de la symbolique animale et de celle des couleurs, Michel Pastoureau parlera de « L’historien du Moyen Age face aux animaux ».

La conférence aura lieu le : jeudi 30 juin 2011, à 18h30

Choix d’ouvrages de Michel Pastoureau :
– Les Couleurs de nos souvenirs (Prix Médicis Essai 2010)
– Le Cochon. Histoire d’un cousin mal aimé, Gallimard, collection Découvertes, 2009
– L’Ours. Histoire d’un roi déchu, Seuil, collection La librairie du XXIe siècle, Paris, 2007
– Les Animaux célèbres, Bonneton, 2001

Michel Pastoureau

Valentine Jaquier assume son titre honorifique avec le plus grand des bonheurs. Elle aime Elvis Presley, le grand. l’unique, the King. Elle adore Blanche-Neige et collectionne des nains de jardin. Ce n’est pas tout. Toute sa personne, de la coupe de cheveux aux bottines roses est en parfaite symbiose avec l’intérieur délicieusement baroque du local qu’elle exploite à la rue de Morat. En quelques années “Elvis et moi” est devenu une des adresses incontournables des nuits fribourgeoises. Valentine Jaquier y organise tour à tour des soirées punkabilly, hétéro ou gayfriendly, des marchés aux puces ou “Blind Test”, des fêtes costumées…

Vous pouvez consulter tout ce programme boulimique sur le site internet de “Elvis et moi”: http://www.elvis-et-moi.ch/index.html

La Fête-Dieu

24 juin 2011

Le jour de la Fête-Dieu il plane sur le quartier un air à la fois paisible et solennel. Pourtant les gobelins et tapisseries ne décorent plus les façades de la Grand-Rue. Fini aussi la verdure des mais placés entre les maisons et les reposoirs richement ornés et fleuris. Ce qui reste des fastes d’antan sont les canons sur la place de l’Hôtel-de-Ville et surtout la diane. Réveil-matin royal et doublement sonore avec le grondement du canon et la Landwehr qui défile dans les rues du quartier en jouant une douce mélodie dont on ignore l’exacte origine. Et puis vers midi, la procession arrive à la cathédrale pour la bénédiction. Derniers coups de canon, chants liturgiques, ferveur des participants, couleurs chatoyantes des drapeaux, uniformes et costumes et comme à toute fête: la joie des enfants.

Pour les nostalgiques une vidéo de la procession de 1965: http://www.notrehistoire.ch/video/view/175/

Nous conseillons également la lecture de: L’ ÉTAT DE CIEL, La Fête-Dieu de Fribourg de Claude Macherel et Jean Steinauer, Méandre Éditions Fribourg, 1989.

Jean-Pierre Humbert vous convie à l’inauguration de sa nouvelle exposition permanente et à la présentation et projection de son nouveau site internet par son concepteur Mirko Humbert.

Samedi 25 juin entre 9 et 12 heures à l’Atelier Jean-Pierre Humbert – Galerie Contraste, ruelle des Cordeliers 6

http://www.jphumbert.ch/

https://frbourg.wordpress.com/2011/02/08/jean-pierre-humbert-peintre-et-graveur/

Jean-Pierre Humbert, Croissance


Fête de la musique

22 juin 2011

C’est devenu une tradition de fêter le début de l’été en musique dans toute la ville de Fribourg. Les groupes de musique pop, rock-folk et country punkabilly  The Loft, Cheap & Cheerful, Waterstart, Ulmo, L’Oeil du Tigre et The Malon Brothers from South Dakota se sont succédés sut le Bletz.

Orchidée

19 juin 2011

En Suisse nous avons environ 70 espèces d’orchidées dont certaines sont extrêmement rares et menacées de disparition. Quelques espèces sont encore assez fréquentes en montagne (Préalpes, Alpes et Jura). Sur le Plateau et en zone urbaine il est par contre rare de rencontrer ces fleurs exceptionnelles et mystérieuses. Dans le quartier du Bourg nous avons trouvé deux exemplaires de l’Epipactis pourpre noirâtre (Epipactis atrorubens) actuellement en fleur.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pipactis_pourpre_noir%C3%A2tre

Epipactis pourpre noirâtre

Epipactis pourpre noirâtre

«Quand j’avais quatre ans, ma tante m’a amené dans une église et là je me suis retourné, j’ai entendu et vu l’orgue…». C’est dans cet instant que la passion de François Seydoux prend ses racines. Organiste titulaire de la Cathédrale Saint-Nicolas, musicologue, maître-assistant à l’université de Fribourg et grand historien de l’orgue, François Seydoux voue sa vie à son instrument de prédilection. Cet instrument fut même l’objet de sa thèse de doctorat consacrée au facteur d’orgue Aloys Moser. En marge de ses précieuses contributions écrites, François Seydoux se profile aussi comme un homme d’action. Aujourd’hui encore, il fait partie de nombreuses commissions et associations oeuvrant pour la sauvegarde des orgues en Suisse.

François Seydoux aime également partager sa passion en organisant des concerts. C’est ainsi que vous pouvez faire votre marché, assister à un concert d’orgue juste avant de prendre l’apéro sur une terrasse du quartier. Joli programme!

Les concerts d’orgue du marché

Les samedis de 11h15 à 11h45 en la Cathédrale St-Nicolas (entrée libre avec collecte) :

18 juin : François Seydoux, Fribourg
25 juin : Alois Koch, Lucerne
2 juillet : Suzanne Z’Graggen, Soleure
9 juillet : Jean-Louis Feiertag, Fribourg

Hippocampe

13 juin 2011

Dans la mythologie grecque l’hippocampe ou cheval marin tirait le char de Poséidon, le dieu des mers, ou servait de monture aux tritons ou néréides. L’hippocampe de la Grand-Rue est en bronze et date du 17ème siècle.

Le marché en musique

11 juin 2011

Petit concert de la Lyre ce matin à l’heure de l’apéro. Ces aubades traditionnelles des fanfares fribourgeoises le jour du marché sont organisées par L’Association des Intérêts du quartier du Bourg.

Claude Schneider, guitariste jazz de son état, habite la Grand-Rue depuis un peu moins de 20 ans et exactement 4 enfants. Après une formation au Conservatoire de Fribourg, puis à l’école de Jazz de Montreux, il a donné, entre concerts et enregistrements, des cours de guitare dans son salon. Maintenant, la boucle est bouclée puisqu’il enseigne à son tour dans le conservatoire fribourgeois.

En tant que musicien de jazz, il se produit et enregistre avec de nombreuses formations, du solo au big band et de la Suisse Romande à l’Amérique latine. En effet, son activité musicale l’a souvent amené à voyager : le Maroc et ses Gnawas, l’Indonésie et ses Gamelans, Cuba et son jazz latin (écouter des extraits =>http://www.famille-schneider.ch/index.php/fr/ecouter-12/)

En outre, il compose et arrange pour bon nombre de formations avec lesquelles il joue.

On a pu l’entendre notamment aux côtés de Thierry Lang, Sandy Patton, Stefan Aeby (nouvel habitant de la Grand-Rue !), Max Jendly et bien d’autres.

Ce vendredi 10 juin à 20h30, dans le cadre des rendez-vous musicaux du Tunnel, Claude Schneider et Vincent Terrapon proposent un répertoire de jazz à deux guitares.

Claude Schneider

Odeur de tilleul

7 juin 2011

Cela bourdonne autour du Tilleul de Morat. C’est que les tilleuls en fleurs sont très odorants et mellifères. En traversant la place de l’Hôtel-de-Ville, de préférence tôt le matin, vous pouvez profiter pleinement de ce parfum subtil. Vous pouvez même cueillir quelques fleurs et les ajouter à votre salade estivale ou les sécher pour vos tisanes hivernales.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tilia

Samedi 4 juin a eu lieu l’inauguration de la plaque commémorative en hommage au peintre Balthus à la place Notre-Dame 8, en présence de Monsieur Jean Bourgknecht, Vice-Syndic, de Madame Urszula Grebieniow de l’Ambassade de Pologne à Berne et de Monsieur Stanislas Klossowski de Rola le fils ainé du peintre.

Stanislas Klossowski de Rola

10’000 visiteurs

4 juin 2011

Le blog du Bourg a enregistré son 10’000ème visiteur hier soir. Merci à toutes et à tous et merci de faire connaître le blog à vos amis. Vous pouvez vous abonner au blog en inscrivant votre adresse courriel dans la case “Abonnement courriel” sur le bas de la page. Vous recevez automatiquement un courriel de WordPress et vous devez confirmer votre abonnement en cliquant sur le lien prévu à cet effet.

Pour fêter l’évènement nous publions une photo de la fabrique de brosses Charles Mayer à la rue des Epouses ou du Tunnel avant le Tunnel datant de 1930 (env). (Photo prêté par Edouard Wassmer)

A l’époque de son séjour à Fribourg, Balthus est déjà un peintre reconnu. Il est l’ami d’Artaud, de Giacometti, de Cassandre ou Marie Laure de Noailles. Il a 30 ans et ses portraits de Derain et Miro sont entrés au Musée d’Art moderne de New York. Dans son atelier à la place Notre-Dame il peint notamment “Les Beaux Jours”, “La Patience”, “Le Gottéron” ainsi que plusieurs portraits et des vues des bords de la Sarine du côté des Neigles. En 1943 il contacte la galerie Moos de Genève dans le but d’organiser un exposition. Cette exposition d’une douzaine de toiles ouvre le 6 novembre de la même année.

“J’ai travaillé tout l’été sans mettre le nez dehors et le temps a filé comme un rêve. J’en suis à la période où les progrès de l’esprit donnent des résultats négatifs, c. à d. que j’ai longuement bafouillé et raté pas mal de choses, mais pour finir j’ai sorti un grand tableau qui, je crois, est très beau. Ça représente une jeune fille penchée sur une table à jeu, en train de faire une patience (c’est aussi une façon de dire que la mienne est à bout). Le personnage est grandeur nature. J’espère que je pourrai te faire parvenir des photos des derniers tableaux. A présent je suis vidé et mort de fatigue. Il faut que j’aille à Genève tout à l’heure, la plus grande partie de mes tableaux est déjà là-bas.” (Balthus, 6 octobre 1943, lettre à Baladin)

Source: CORRESPONDANCE INEDITE DE BALTHUS, Thadée Klossowski de Rola

Fondation Balthus: http://www.fonds-balthus.com/

Le blog du Bourg remercie chaleureusement Monsieur Thadée Klossowski de Rola et Monsieur Alexandre Emerey pour leur aide.

Balthus, La Patience

Balthus, La Patience

Balthus, Le Gottéron

Balthus, Le Gottéron

Je vois les adolescentes comme un symbole. Je ne pourrai jamais peindre une femme. La beauté de l’adolescente est plus intéressante. L’adolescente incarne l’avenir, l’être avant qu’il ne se transforme en beauté parfaite. Une femme a déjà trouvé sa place dans le monde, une adolescente, non. Le corps d’une femme est déjà complet. Le mystère a disparu.” (Balthus)

A Fribourg Balthus bénéficie de la générosité du baron Louis de Chollet qui habite au Guintzet et a deux filles. C’est lors d’une visite chez Chollet que Balthus remarque Odile Emery (née Bugnon) une voisine de 14 ans et amie des filles de la maison. Il lui demande de poser dans son atelier. C’est ainsi que la jeune Odile devient le modèle pour le tableau “Les Beaux Jours*, l’un des nombreux chef-d’œuvres de Balthus.

“Et je suis allée deux ou trois jeudis de suite chez lui, place Notre-Dame. Une première fois avec la gouvernante de Chollet. Et puis après, seule. Cela m’ennuyait, vous ne pouvez pas vous imaginer. Cela m’ennuyait parce qu’il ne fallait pas bouger, et lui n’était pas causant du tout. Très sobre et très mystérieux. C’était un monsieur qui m’impressionnait énormément. Il était très noiraud, avec des yeux très sombres. C’était un monsieur plutôt renfermé. En tout cas, c’est comme ça que je le voyais à l’époque.” (Odile Emery, extrait d’un entretien avec Frédéric Wandelère, vers 1990)

Odile Emery ne reverra plus jamais le peintre Balthus. Par contre elle reverra  l’oeuvre dont elle est le personnage central à l’occasion de l’exposition Balthus à la Fondation Giannada en 2008.

Balthus. les Beaux Jours

Balthus. les Beaux Jours

Odile Emery devant le tableau

Odile Emery devant le tableau

Balthus, Louis Chollet et ses filles

Balthus, Louis Chollet et ses filles

Les anges de Mathilda Raboux se font plaisir et invitent les tableaux de Rosa Krebs. La peintre bernoise expose pour la première fois à Fribourg. En mêlant peinture, supports déchirés et collages superposés, elle crée des formes ouvertes de couleurs vives. Le thème du portail est souvent abordé, signe de son ouverture à l’Homme, en particulier le moins bien loti, celui qui a besoin d’aide. Son ouverture, son énergie débordante et sa foi dans la vie interpellent.

Vernissage: samedi 4 juin à 18hoo

http://galerie-cathedrale.over-blog.com/article-expo-rosa-krebs-mathilda-raboud-74263025.html

Rosa Krebs, résurection de Lazare

Mathilda Raboux, l'Ombrelle