Parfum de Tilleul

9 juin 2017

Le Tilleul de Morat sur la place de l’Hôtel-de-Ville est en fleur. Pour profiter pleinement de son merveilleux parfum, rendez vous sur la place tôt le matin avant la reprise de la circulation.

Le quartier de Bourg n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais minéral.

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Le Tilleul de Morat à l’Hôtel-de-Ville, les Marronniers du Marché-aux-Poissons et les Bouleaux de la Place Sainte Catherine sont à nouveau en feuilles. Autant de touches de vert tendre printanier qui contraste admirablement avec la molasse de nos édifices. Les habitants du Bourg aiment les arbres, n’en  déplaise aux urbanistes qui rêvent d’un quartier minéral. “Minéralité” qui n’a jamais existé, même pas au Moyen-Age.

A la Porte de Morat on quitte la zone urbaine pour se retrouver à la campagne. Enfin presque. Au printemps les prés et sous-bois du Palatinat fleurissent. Ces jours, des tapis d’Ail des ours invitent à la cueillette.

Dans les prés le promeneur attentif trouvera la Violette odorante, la Pâquerette, la Scille à deux feuilles et dans les sous-bois le Ficaire et l’Anémone des bois.

Joyeux Printemps!

Anémone des bois et Ail des ours

Ficaire

Violette odorante et Pâquerette

Scille à deux feuilles

Le Rougegorge du jardin

1 décembre 2016

Le Rougegorge familier Erithacus rubecola est, comme son nom l’indique, un oiseau connu de tous et que beaucoup peuvent observer dans leur jardin ou sur le rebord de leur fenêtre. Cependant, ce que beaucoup ignorent, c’est que le Rougegorge que l’on observe manger des graines de tournesol sur le rebord de sa fenêtre dès novembre n’est presque jamais le même que celui qui niche dans ce même jardin lors des beaux jours. En effet, ce sont les populations nordiques qui viennent hiverner dans nos régions alors que nos nicheurs locaux partent passer la mauvaise saison sous de meilleures latitudes, comme sur le pourtour méditerranéen. Pour preuve, ce rougegorge capturé à fin octobre l’année dernière à La Berra et qui était bagué de Finlande. Les données de baguage ont par la suite révélé que cet oiseau avait été bagué à une distance en ligne droite de 1955 km en un laps de temps de 32 jours.

Gilles Hauser

http://gilleshauser.wixsite.com/naturephoto

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La balade débute au Palatinat. Par le chemin du Goz-de-la-Torche on rejoint les bords de la Sarine à l’endroit où commence le lac de Schiffenen. Sur l’autre rive un Héron cendré fait le guet. Du pont des Neigles, avec vue sur le “port de Fribourg”, par la route puis la passerelle du même nom et le sentier du Stand on retourne à la Porte de Morat. Une petite boucle proche de la nature avec des vues parfois surprenantes sur le quartier du Bourg.

Le Palatinat

Le Palatinat

Vue sur la Cathédrale

Vue sur la Cathédrale

Le début du Lac de Schiffenen

Le début du Lac de Schiffenen

Héron cendré

Héron cendré

Le *Port de Fribourg*

Le “Port de Fribourg”

La Visitation

La Visitation

Les falaises automnales

Les falaises automnales

Tout le monde connaît le Pinson des arbres Fingilla coelebs, surtout grâce à son chant qui retentit dans presque tous les jardins de fin mars à avril. Cependant, peu de monde ne se doute que ce passereau, oiseau le plus commun de Suisse, est un des migrateurs passant en plus grand nombre sur nos cols alpins et préalpins pendant le mois d’octobre. Ce sont parfois des dizaines de milliers de ces petits fringilles qui sont comptés lors des belles journées à des endroits comme La Berra. Contrairement à son proche cousin, le Pinson du Nord, il ne forme pas d’immenses dortoirs pouvant regrouper plusieurs millions d’individus pendant l’hiver mais se déplace en petits groupes pouvant aller jusqu’à quelques centaines d’individus maximum se nourrissant dans les forêts du pourtour méditerranéen.

Vous verrez donc peut-être déjà quelques pinsons venir se nourrir à votre mangeoire cet hiver avant d’en voir nicher dans votre jardin. Mais vous saurez que ce ne sont sûrement pas les mêmes!

Gilles Hauser

Pinson des arbres - Photo Gilles Hauser

Pinson des arbres – Photo Gilles Hauser

Petite balade découvertes

16 octobre 2016

Des jardins, des sculptures et des escaliers. Dès l’entrée dans les jardins du Musée, des sculptures de Oscar Wiggli, Bernhard Luginbühl, André Ramseyer et Emile Angéloz, le local de l’étape. Quelques marches mènent dans le jardin proprement dit avec La grande lune de Niki de Saint Phalle. Un petit espace annexe, autrefois fermé au public, vous permet de découvrir des œuvres de Res Freiburghaus et Rico Weber, un ami et collaborateur de Jean Tinguely. N’oubliez pas de jeter un œil dans les jardins du Monastère de la Visitation. Un autre escalier vous mène dans le jardin du Père Girard avec vue sur l’Église des Cordeliers et la tour de la Cathédrale qui est la plus grande “sculpture” de Fribourg. Le dernier escalier dans ce qui semble être un reliquat des remparts vous mène sur le petit sentier qui descend au Grabensaal, le royaume de Hubert le magicien de l’Auge, où d’autres découvertes vous attendent. Bonne balade!

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Utopie?

7 juin 2015

Le collectif ZaehringerGarten propose l’idée d’un pont de Zaehringen végétalisé. Cette idée n’est pas utopique. Des ponts-jardins existent déjà de part le monde. Samedi le collectif a organisé une première action. “Amène ton pot”, “Adopte un pot” a attiré un nombreux public pour un moment convivial d’échange de pots de fleurs et autres herbettes.

Le collectif lance également une pétition pour soutenir son idée.

Vous pouvez signer la pétition sur ce lien:

http://www.activism.com/fr_CH/petition/p-tition-pour-le-pont-jardin-de-zaehringen/65503

Adresse de contact: zaehringarten@gmail.com

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Au plus près du tichodrome !

13 décembre 2013

Ce dimanche 8 décembre, nous partons pour une balade au bord de la Sarine avec pour but de voir le tichodrome, ce si beau mais si discret oiseau qui arpente les falaises et grands monument de Fribourg en hiver.

Nous commençons donc par le pont de Pérolles, l’endroit où nous avons le plus de chances de pouvoir l’observer. En descendant les escaliers de la forêt, je scrute déjà les parois et piliers de l’immense pont et, qu’elle chance, je vois un tichodrome, en plus, il est tout en bas du pont donc à une distance faible du sol où je pourrais me trouver ! Je presse le pas et arrive au bas du pilier alors que l’oiseau papillon se trouve à environ 15m de moi, une distance à laquelle je ne l’avais encore jamais vu ! Je réalise quelques clichés alors que le volatile se rapproche de plus en plus de moi, descendant la tête en bas et se faufilant parmi les prises du mur de grimpe ! Il finit à environ 3m de moi ! Il farfouille dans les innombrables trous dans lesquels se cachent des insectes même en hiver, puis se perche sur une prise et finit par reprendre le chemin des hauteurs. Je pourrai encore l’observer pendant une demi-heure avant que je m’en aille et non lui !

Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

D’août à fin octobre, c’est la période de migration des rapaces. Ces oiseaux de proie migrent alors en groupe pour certains ou seuls pour d’autres.

Quelques jours de cette période se prêtent très bien à leur observation lorsque la météo est favorable, soit juste avant ou après une perturbation, un léger vent (d’ouest si possible), un ciel un peu voilé et un bon point de vue. C’est lors de jours comme ceux-ci que je me poste équipé de mon télescope et de mes jumelles sur la terrasse tout en haut du jardin d’où la vue sur le Schönberg, Bourguillon et les Préalpes est imprenable.

Les rapaces arrivent généralement de derrière le Schönberg et cerclent quelques minutes avant de glisser au-dessus de la ville où ils reprennent alors de l’altitude grâce aux courants thermiques, ces colonnes d’air chaud qui les portent jusqu’au  septième ciel !

Les plus communs de ces migrateurs sont les buses (buteo buteo) et les milans (milvus milvus/migrans)mais les bondrées (pernis apivorus) qui ressemblent beaucoup aux buses restent aussi bien représentées surtout au début de la saison. De plus petits oiseaux de proie tels que l’épervier (accipiter nisus) et les faucons crécerelles (falco tinnunculus) et hobereaux (falco subbuteo) transitent également sur la ville mais en nombre plus restreints et sont surtout plus difficiles à repérer.

De temps en temps, parmi la multitude de buses et milans, on a la chance de trouver un migrateur plus rare ! Le balbuzard pêcheur (pandion haliaetus) et la cigogne noire (ciconia nigra) en sont deux exemples parfaits. Les busards des roseaux (circus aeroginosus) et St-Martin (circus cyaneus) sont quant à eux un peu plus communs.

Levez donc les yeux ces prochains jours et vous apercevrez peut-être l’un ou l’autre de ces migrateurs venus du Nord et en route pour le Sud !

Gilles Hauser

Gilles Hauser, cigogne noire en migration à Givisiez

Gilles Hauser, cigogne noire en migration à Givisiez

Gilles Hauser, groupe de buses en migration à la limite du brouillard

Gilles Hauser, groupe de buses en migration à la limite du brouillard

Encore des jaseurs

16 avril 2013

La semaine dernière des jaseurs ont fait une halte dans le quartier pour se goinfrer de baies de gui. Gilles Hauser en a profité pour faire quelques magnifiques photos de ces oiseaux venus du nord.

Gilles Hauser - Jaseur

Gilles Hauser – Jaseur

Gilles Hauser - Jaseur

Gilles Hauser – Jaseur

Gilles Hauser - Jaseur

Gilles Hauser – Jaseur

Gilles Hauser - Jaseur

Gilles Hauser – Jaseur

Gilles Hauser - Jaseur

Gilles Hauser – Jaseur

Gilles Hauser - Jaseur

Gilles Hauser – Jaseur

Des jaseurs et un livre

22 février 2013

Gilles Hauser nous a transmis quelques magnifiques photos de jaseurs, ces oiseaux venus du nord et qui semblent apprécier l’hospitalité de nos arbres.

Gilles a également publié un nouveau livre de photos dans lequel il raconte ses découvertes et aventures. Vous pouvez commander ce livre directement chez son auteur:

gilles.hauser@gmail.com

Une double page du livre de Gilles Hauser

Une double page du livre de Gilles Hauser

Gilles Hauser - Jaseur

Gilles Hauser – Jaseur

Gilles Hauser - Jaseur

Gilles Hauser – Jaseur

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Gilles Hauser – Jaseur

Gilles Hauser - Jaseur

Gilles Hauser – Jaseur

Gilles Hauser - Jaseur

Gilles Hauser – Jaseur

Gilles Hauser - Jaseur

Gilles Hauser – Jaseur

Le jaseur boréal est un oiseau de la taille d’un étourneau qui niche dans la taïga du nord de la Scandinavie. Lorsque la nidification a été bonne et que la nourriture vient à manquer, il se met à migrer vers le Sud et certaines années, il produit de véritables invasion en Europe centrale.

Cette année en est une et depuis quelques jours, les jolis cris (lien pour écouter ce cri : http://www.oiseaux.net/oiseaux/jaseur.boreal.html ) des jaseurs retentissent dans la ville de Fribourg ! Il est souvent présent au cimetière de St-Léonard mais aussi dans le quartier du Jura et récemment à la porte de Morat. J’ai eu l’occasion de les observer à trois reprises au cimetière et en ai compté au maximum 176 ! On remarque aussi leur présence grâce aux fientes pleines de baies de gui et de viorne obier qui se trouvent sous les arbres porteurs de fruits et qui sont souvent visités par les oiseaux. Ces fientes pendent aussi aux branches…

Écoutez bien et ouvrez l’œil car il est possible que ces beaux oiseaux colonisent d’autres arbres à gui ou viorne ces prochains jours !

Gilles Hauser

Gilles Hauser Jaseurs

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Ce dimanche après-midi, je décide d’aller tenter de photographier les canards de la Sarine alors qu’il neige. Une fois sur place, je repère vite un cincle plongeur, petit oiseau d’eau au plumage gris, noir et brun qui recherche sa nourriture sous l’eau. Il chante beaucoup car sa période nuptiale a déjà commencé. Je m’en approche discrètement et réalise quelques clichés, il continue de chanter. Je décide de m’éloigner afin de ne pas faire peur à ce beau mais farouche oiseau.

Un peu plus tard, quelques graines disposées par un habitant attirent une foule de pinsons. Je me couche et là encore peux prendre une ou deux bonnes photos.

Pour finir, je trouve mes canards favoris, les harles bièvres. L’un d’eux est posé sur un rocher et une fine couche de neige recouvre son dos. Tout à coup, il s’ébroue et chasse ainsi les quelques flocons qui ont osé résister à sa chaleur corporelle. En guise d’au revoir, il m’adresse un petit regard en coin.

Gilles Hauser

Le site de Gilles: http://gilleshauser.wix.com/naturephoto

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Photo Gilles Hauser

Dites-le avec des fleurs

1 janvier 2013

Début avril je vous avais annoncé la création d’une galerie de la flore du quartier du Bourg et de Grandfey. Tout au long de la belle saison j’ai “cueilli” plus de 220 fleurs pour constituer ce jardin virtuel. Vous pouvez ainsi vous rendre compte de l’étonnante richesse de notre flore.

http://www.pbase.com/promeneur/flore_du_bourg

Beaucoup de belles découvertes dont notamment l’Oxalis corniculé entre les pavés du quartier, la Benoîte des ruisseaux au Palatinat, le très rare Œillet des Chartreux le long de la voie de chemin de fer et la blanche Dame d’onze heures dans un pré de l’Auberge aux 4 Vents.

BONNE ANNÉE A TOUS

Le Blog du Bourg

L'Oxalis corniculé

Oxalis corniculé

Benoîte des ruisseaux

Benoîte des ruisseaux

Œillet des Chartreux

Œillet des Chartreux

Dame d'onze heures

Dame d’onze heures

Gilles Hauser nous présente ses photos du mois d’octobre qu’il a prises à la Berra et à Givisiez.

Gilles Hauser – Hermine

Gilles Hauser – Rémiz penduline

Gilles Hauser – Soleil perçant le brouillard

Gilles Hauser – Tétras dans une ambiance de brouillard

Gilles Hauser Tétras lyre un peu plus visible…

Voilà les photos du mois de septembre: une série sur le bassin de rétention de Givisiez que je visite très souvent ces temps car il peut se révéler très intéressant et je peux parfois y observer des oiseaux assez rares…

Gilles Hauser

Gilles Hauser – Jeune Milan royal

Gilles Hauser – Gobemouche noir

Gilles Hauser – Tarier des prés

Gilles Hauser – Piérides

Gilles Hauser – Phragmite des joncs (rareté)

Gilles Hauser – Aeschne mixte

Gilles Hauser – Chevrette

Le mois d’août de Gilles

24 septembre 2012

Gilles nous présente sa “cueillette” du mois d’août. Nous aimons particulièrement la mouche. A travers l’objectif de Gilles cet insecte qui possède l’art de nous énerver devient sympathique et tout à fait fréquentable.

Gilles Hauser – Écureuil (Fribourg)

Gilles Hauser – Gobemouche noir (Givisiez)

Gilles Hauser – Libellule (Payerne)

Gilles Hauser – Locustelle tacheté (rare) (Givisiez)

Gilles Hauser – Mouche (Payerne)

Gilles Hauser – Sittelle torchepot (Fribourg)

Gilles Hauser – Tétras lyre (La Berra)

Le mois de juin de Gilles

16 juillet 2012

Pour illustrer le mois de juin Gilles nous présente la faune alpine avec un Chamois (Grisons), une Vipère aspic (Bounavaux, Vanil noir), un  Lagopède alpin (Grisons) et une Marmotte (Grisons) ainsi que trois oiseaux, un Faucon pèlerin juvénile (Fribourg), une Rousserolle effarvatte (Givisiez) et une Hirondelle rustique (Delémont).

Gilles Hauser, Chamois

Gilles Hauser, Faucon pèlerin juvénile

Gilles Hauser, Hirondelle rustique

Gilles Hauser, Lagopède alpin

Gilles Hauser, Marmotte

Gilles Hauser, Rousserolle effarvatte

Gilles Hauser, Vipère aspic

Gilles Hauser nous a livré sa sélection de photos animalières du mois de mai. Nous aimons tout particulièrement la “brochette de chenille pour les petits rouges queues”, photo prise à la rue de Morat. Cette image illustre bien la présence de la faune dans notre quartier.

Brochette de chenille pour les petits rouges queues (Rue de Morat) photo Gilles Hauser

Punaise sur un pissenlit (Rue de Morat) photo Gilles Hauser

Bouquetin (Creux du Van) photo Gilles Hauser

Chevreuil sous la pluie (Givisiez) photo Gilles Hauser

Rousserolle verderolle (Givisiez) photo Gilles Hauser

Nourrissage chez les pics noirs (Grandsivaz) photo Gilles Hauser